5 février 2016

ÉTUDIANTS ÉTRANGERS : UN TEST D’ÉLASTICITÉ QUI POURRAIT S’AVÉRER COÛTEUX

Par Capital humain, Commerce international

Le gouvernement du Québec imposerait de nouvelles coupes budgétaires aux universités et, en guise de compensation partielle, il les autoriserait à augmenter les frais d’inscription chargés aux étudiants étrangers[1]. Le gouvernement donnerait ainsi suite à une recommandation de la Commission Robillard qui, elle-même, s’était appuyée sur une étude de CIRANO pour préconiser la déréglementation des frais d’inscription des étudiants internationaux[2]. Cette étude avançait que les universités québécoises pourraient vraisemblablement augmenter les frais d’inscription des étudiants étrangers sans subir une baisse sensible du nombre de ces derniers. Le gouvernement compterait aussi sur la baisse du taux de change pour limiter les effets de la hausse des frais sur les étudiants internationaux.

Le recteur de l’Université Laval a exprimé son désaccord. Selon lui, les étudiants internationaux qui fréquentent son université ont des moyens financiers limités de sorte que toute augmentation des frais d’inscription risque de détourner un bon nombre d’entre eux vers d’autres universités en dehors du Québec[3]. En somme, nous sommes en présence de deux estimations opposées de l’élasticité-prix des inscriptions d’étudiants étrangers dans les universités québécoises. Si jamais le recteur a raison, les pertes économiques engendrées par la mesure pourraient dépasser largement les économies annuelles de quelque 50 millions $ espérées par le gouvernement[4]

Lire la suite

25 janvier 2016

L’INVESTISSEMENT DES ENTREPRISES QUÉBÉCOISES – BREF REGARD SUR LES DÉTERMINANTS ET LES PERSPECTIVES

Par Joëlle Noreau et François Dupuis Investissement

L’investissement des entreprises est bien davantage qu’une simple composante du PIB. Au moment où les consommateurs et les gouvernements tiennent les cordons de leurs bourses serrés, la relance des investissements serait particulièrement bienvenue. Elle se fait pourtant attendre, alors que les taux d’intérêt sont à des creux historiques depuis une décennie. De plus, la situation financière des entreprises s’est nettement améliorée au cours des dernières années et les liquidités ne sont pas en cause. La faiblesse des perspectives économiques et l’incertitude mondiale démotivent les efforts à l’investissement et conduisent les entreprises à la prudence. Parallèlement, on observe le déploiement de nouveaux modèles d’affaires, basés sur l’intégration continue de la recherche et développement (R et D), les innovations organisationnelles et commerciales et les nouvelles technologies de production et de communication. En cette période de grands changements économiques, il semble que le dynamisme de l’investissement se mesure également, au-delà de son volume, à la capacité des entreprises à accroître leur savoir et leurs réseaux.

Lire la suite

22 janvier 2016

« 40 % DES QUÉBÉCOIS NE PAIENT PAS D’IMPÔTS » : VRAI OU FAUX?

Par Fiscalité

 Nous avons tous déjà entendu dire que 40 % (certains vont jusqu’à la moitié) des Québécois[i] ne verseraient rien au fisc. Ainsi, certaines personnes affirment que préserver les services publics et les programmes sociaux offerts au Québec est injuste puisque le « modèle québécois » ne serait financé que par les contribuables ayant des revenus de marché suffisamment élevés pour être imposés.

Cette affirmation, qui insinue qu’une part importante de la population « profite » du système sans y contribuer, est problématique pour plusieurs raisons. 

Lire la suite

14 janvier 2016

LES INVESTISSEMENTS DES ENTREPRISES AU QUÉBEC: COMMENT AMÉLIORER NOTRE PERFORMANCE?

Par Investissement, Politiques gouvernementales

Les débats se poursuivent quant aux déterminants des dépenses d’investissements non résidentiels des entreprises privées et des sociétés d’État, œuvrant dans un environnement commercial, en technologies de l’information, en machinerie et équipements et en infrastructures, données que nous examinons dans ce billet.

Lire la suite

11 janvier 2016

NOS RICHES SONT-ILS DE « VRAIS » RICHES?

Par Capital humain, Inégalités, Rémunération

Qui est riche? Il n’y a pas de réponse objective et définitive à cette question car chacun définit la richesse à sa façon. D’ailleurs, nous sommes riches par rapport à qui et à quoi?

Par exemple, selon une étude que j’ai menée et qui se base sur les statistiques fiscales des particuliers, le revenu individuel total des Québécois en 2011 était en moyenne de 40 600 $ par année. Selon Global Rich List, un calculateur de revenus (et de richesses) en ligne, ce revenu type de la classe moyenne au Québec, serait suffisant pour faire partie du 1 % le plus riche dans le monde!

Lire la suite