16 avril 2014

UN ENGAGEMENT ÉLECTORAL DU PLQ À RÉÉVALUER

Par commerce international, Politiques gouvernementales

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a pris des engagements au cours de la dernière campagne électorale en vue d’appuyer les exportations des PME. L’un d’entre eux est libellé comme suit :

Offrir un crédit d’impôt de 50 % à l’exportation aux PME sur les coûts de transport liés aux activités d’exportation, du point d’origine au point de destination. Ce crédit d’impôt s’appliquera aux exportations interprovinciales et internationales. Ce crédit d’impôt aidera davantage les entreprises les plus éloignées des centres de distribution. Il incitera les entreprises à percer des marchés plus distants. Une entreprise pourra ainsi déduire 150 % de ses coûts de transport dans le calcul de son revenu imposable.

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7 avril 2014

L’ÉVOLUTION DE L’EMPLOI AU QUÉBEC: QUELQUES CONCLUSIONS

Par Pierre Fortin Capital humain, Marché du travail

La figure ci-dessous délaisse la moyenne mobile des taux d’emploi mensuels utilisée dans les billets précédents pour se pencher sur les données de chaque mois individuel. Elle fait le zoom sur l’évolution du taux d’emploi des 15-64 ans mois après mois depuis janvier 2010, c’est-à-dire depuis la fin de la récession de 2008-2009. Il va de soi que, sans moyenne mobile, la grande instabilité des variations mensuelles du taux d’emploi réapparaît. Mais, en contrepartie, on y gagne en immédiateté de l’observation.

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4 avril 2014

L’EMPLOI AU QUÉBEC: LE FACTEUR «FEMMES»

Par Pierre Fortin Économie financière et conjoncture, Marché du travail

Depuis 20 ans, le taux d’emploi du Québec a presque continuellement progressé à travers les hauts et les bas de la conjoncture économique pendant que les taux d’emploi de l’Ontario et des États-Unis ralentissaient ou reculaient.

Quelle est la source de la hausse incessante du taux d’emploi du Québec au cours de cette période ? C’est l’ascension ni plus ni moins que spectaculaire du taux d’activité des femmes québécoises. En 20 ans, de 1993 à 2013, le taux d’emploi des femmes de 15 à 64 ans du Québec est passé de 55 % à 70%. Celui des hommes de la même catégorie d’âge a été stationnaire ; il tourne autour de 73 % depuis 40 ans. Le taux de participation des femmes au marché du travail a donc presque rattrapé celui des hommes. Les normes sociales ont évolué. La scolarisation a progressé plus rapidement parmi les femmes que parmi les hommes. Et, grâce à des politiques comme les services de garde à tarif réduit et les congés parentaux étendus, la conciliation du travail et de la famille a été facilitée. À 80 % en 2013, le taux d’emploi des femmes de 25 à 54 ans était plus élevé au Québec que dans chacune des quatre autres grandes régions du Canada (Atlantique, Ontario, Prairies et Colombie-Britannique). 

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3 avril 2014

L’EMPLOI AU QUÉBEC: REGARDER AU-DELÀ DU COURT TERME

Par Pierre Fortin Économie financière et conjoncture, Marché du travail

Lorsqu’on veut avoir une idée juste de l’évolution de l’emploi sur un territoire dans le temps, on concentre habituellement l’attention sur une moyenne mobile des taux d’emploi mensuels.

Le taux d’emploi, comme on sait, est le pourcentage de la population qui occupe un emploi. En rapportant l’emploi à la population, on se trouve à tenir compte de la taille et de la croissance démographiques du territoire observé. La base démographique de référence qui est retenue par les organismes internationaux est habituellement la population de 15 à 64 ans, parce que c’est dans cette catégorie d’âge que se recrute l’immense majorité des travailleurs (97 % au Québec). L’indicateur utilisé est donc, plus précisément, le taux d’emploi des 15-64 ans. Pour n’oublier personne, il est recommandable de diviser le nombre de toutes les personnes employées de 15 ans ou plus par la population de 15 à 64 ans. 

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2 avril 2014

LA SITUATION DE L’EMPLOI AU QUÉBEC: LES PIÈGES À ÉVITER

Par Pierre Fortin Économie financière et conjoncture, Marché du travail

Lorsqu’on veut suivre l’évolution de l’emploi sur un territoire, il y a tout d’abord deux pièges à éviter. Le premier piège est de se baser sur les variations du nombre absolu de personnes occupant un emploi d’une période à la suivante. Hé, si on compare l’année 2013 à l’année 2012, on voit que le nombre d’emplois a augmenté de 48 000 au Québec, de 96 000 en Ontario et de 1 460 000 aux États-Unis ! Cela prouve que le Québec a moins bien performé que l’Ontario et que l’Ontario, à son tour, a moins bien fait que les États-Unis, n’est-ce pas ? Cette conclusion n’a évidemment aucun sens. Elle omet complètement de tenir compte que la population d’âge actif n’est pas la même sur les trois territoires. Si elle est de 100 au Québec, elle est de 170 en Ontario et de 3750 aux États-Unis.

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