24 mars 2015

Une approche alternative du commerce international (1)

Par Analyses structurelles, commerce international, Croissance, Science économique

Basée sur les avantages comparatifs, la théorie économique orthodoxe du commerce international postule que la production d’un pays sera déterminée par des facteurs relevant de l’offre : technologies, préférences, emploi des ressources productives (capital, travail). S’il n’y a pas de contraintes au commerce, les prix des ressources (incluant le capital et les salaires) s’ajusteront pour produire une situation optimale de plein-emploi.

Nos billets abordant les approches néoclassique et postkeynésienne de la croissance et des prix ont démontré les limites de ces postulats; les niveaux de chômage et de croissance économique seraient davantage déterminés par la demande effective et la détermination des prix dépasse le simple principe de l’offre et la demande. Ce billet aborde la théorie postkeynésienne du commerce international sous les angles de la demande effective, son impact sur la balance des paiements et le rôle des taux de change.

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23 mars 2015

L’HOMOGÉNÉITÉ ET LE MORALISME DES MILIEUX INTELLECTUELS

Par Science économique

            Lors d’une visite à Québec le mois dernier, le premier ministre du Canada a fait la déclaration suivante qui a suscité plusieurs réactions négatives dans les médias :

Je comprends très bien qu’il y a beaucoup (de gens) à Radio-Canada qui détestent ces valeurs [que portent les conservateurs], mais je pense que ces valeurs sont les vraies valeurs d’un grand pourcentage de Québécois.

            Il ne s’agit pas ici de commenter le propos du premier ministre mais plutôt de se questionner sur deux points, la présence d’une certaine homogénéité des milieux intellectuels et aussi leur moralisme. Pour ce faire, nous juxtaposerons différents témoignages de personnalités qui ne peuvent pas être considérées comme des idéologues.

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18 mars 2015

LE CONSOMMATEUR, SIMPLE INDIVIDU OPTIMISATEUR. VRAIMENT ?

Par Science économique

Les consommateurs sont-ils des agents maximisateurs de bien-être ? Leurs achats sont-ils calculés à l’aide d’un ordinateur performant pour prendre en compte toutes les informations disponibles, comme le sous-entend la théorie économique orthodoxe ? Les postkeynésiens considèrent cette approche déconnectée de la réalité et de peu d’utilité pour l’analyse économique. Ils ont développé une théorie alternative davantage représentative des données empiriques et des comportements observés. Ce billet en dressera les grands traits.

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16 mars 2015

POUR UNE AIDE GOUVERNEMENTALE AUX ENTREPRISES PLUS EFFICACE

Par Politiques gouvernementales

Si l’on tient compte de la taille des deux économies,  l’aide aux entreprises coûte au Québec environ deux milliards de plus qu’en Ontario. Or, l’aide aux entreprises porte fréquemment sur des projets onéreux  qui engendrent peu d’emplois (ex. projet Gaspésia, production d’électricité  avec des éoliennes).

Le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt et placement ont récemment annoncé leur participation au financement de la cimenterie de Port-Daniel : un montant  d’environ 500 millions de dollars. Le ministre Daoust  affirme que cette entente a été négociée sur des bases  strictement commerciales.Espérons que cela est  le cas. Sinon, s’il y a effectivement subvention, les États-Unis  y trouveront une justification pour imposer des droits de douane spéciaux sur la production de la cimenterie qui serait écoulée aux États-Unis, ce qui réduira les ventes sur ce marché. De fait, advenant l’imposition de tels droits, la contribution financière du gouvernement se retrouverait, en partie, dans les coffres du gouvernement américain. De plus, l’entreprise devra alors écouler davantage sa production sur le marché canadien au détriment des autres cimenteries  du Québec.

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11 mars 2015

LES BANQUES COMMERCIALES, CRÉATRICES DE MONNAIE

Par Science économique

Contrairement aux écoles de pensée orthodoxes, les postkeynésiens conçoivent la monnaie comme endogène. Elle serait donc le produit du système économique, résultant de la croissance économique et des décisions des agents opérant au sein du système économique, en particulier les banques commerciales. La préférence pour la liquidité dans un contexte d’incertitude fondamentale y joue un rôle essentiel. La création et la fluctuation de monnaie ne seraient donc pas exogènes au système, soit à la banque centrale bien que celle-ci exerce une certaine influence. Ce billet est le cinquième de notre série sur les théories postkeynésiennes.

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