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8 novembre 2011

Ma profession: traducteur

Par Gérard Bélanger Capital humain, Science économique

Vivant une quarante-cinquième année comme professeur d’économique, c’est le moment de jeter un regard sur le passé pour résumer le contenu de ma carrière. Elle se résume en un seul mot, celui de traducteur. C’est la traduction ou l’application des travaux majeurs d’économistes au milieu. L’objectif n’est pas d’innover mais plutôt de transmettre les connaissances en essayant d’assimiler les développements dans différents secteurs de la discipline et de les traduire à son environnement. Ce rôle s’inscrit dans la division du travail à l’intérieur du secteur des connaissances. Ici, le côté novateur demeure accidentel.[1]

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7 novembre 2011

Perspectives de la Zone euro : de la stagnation à la contraction de l’économie

Par Économie financière et conjoncture, Finances publiques

À la mi-septembre, la Commission européenne prévoyait la quasi-stagnation de l’activité économique dans la Zone euro. Depuis, il y a eu détérioration et les indicateurs économiques avancés laissent entrevoir la possibilité d’une contraction de son PIB qui pourrait muter en récession.

 L’évolution mensuelle et semestrielle de l’indice des indicateurs avancés du Conference Board pour la Zone laisse présager un recul de son activité économique. Presque toutes les composantes de cet indice montrent des signes de faiblesse. 

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4 novembre 2011

Le Québec et les GES: une vertu excessive?

Par Développement durable

Pour une large partie de la population, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) réputés responsables du changement climatique revêt un caractère prioritaire. La communauté des économistes semble aussi largement de cet avis. À cet égard, le rapport Stern (2006)[1], du nom d’un éminent économiste britannique, est souvent cité. Ce rapport estime les coûts d’une lutte efficace aux émissions de GES à entre 1 et 2 % du PIB. Bien qu’importants, ces coûts sont largement inférieurs à ceux que pourrait entraîner l’inaction en matière climatique. En effet,  le changement climatique pourrait à long terme provoquer des fléaux pouvant affecter à des degrés divers la plupart des pays: accroissement de la fréquence et de l’intensité des sécheresses, des inondations, des ouragans et des feux de forêt, destruction des zones côtières, effets du smog et des hausses de température sur la santé, diminution des rendements agricoles, disparition de certaines espèces animales, etc. En conséquence, une diminution  de 5 à 20% du PIB mondial est possible. Faisant écho, la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie publiait récemment une étude prévoyant pour le Canada des coûts annuels pouvant atteindre 5 milliards $ dès 2020  et entre 21 et 43 milliards en 2050.

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