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13 février 2012

LA FUTILITÉ DES POLITIQUES NATALISTES

Par Gérard Bélanger Démographie, Politiques gouvernementales

            Face à une fécondité inférieure depuis 1970 au seuil de remplacement des générations et au vieillissement de la population du Québec qui s’ensuit, des mesures favorables à la natalité sont proposées et aussi adoptées, comme l’amélioration des congés parentaux et les subventions aux garderies ou centres de la petite enfance.

         Une étude de Finances Québec affirmait :

En ce qui a trait aux naissances, au moins une dizaine d’études économiques ont démontré que certaines politiques familiales, au Québec comme ailleurs, ont eu des impacts positifs sur la natalité. Comme les naissances sont, de loin, la principale composante positive de la variation de la population, elles méritent une attention particulière afin d’atténuer les chocs du vieillissement et de la décroissance de la population. (Côté 2004 : 6)

            Une augmentation de la natalité signifie-t-elle nécessairement une croissance de la population future? Si la réponse est négative, quel est le facteur vraiment important?

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9 février 2012

DANIEL KAHNEMAN, PSYCHOLOGUE ET PRIX NOBEL D’ÉCONOMIE

Par Science économique

Spécialiste de la psychologie cognitive, Daniel Kahneman a ébranlé un des fondements de la science économique, soit le postulat de la rationalité des décisions des agents économiques. En reconnaissance de sa contribution, il a reçu le prix Nobel de sciences économiques en 2002 conjointement avec Vernon Smith, un économiste. Il est souvent cité comme un des grands génies de notre époque et même un révolutionnaire de l’importance de Newton ou de Freud. 

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7 février 2012

RÉFORMER LES PENSIONS FÉDÉRALES DE VIEILLESSE : À QUELS COÛTS?

Par Jean-Yves Duclos Capital humain, Finances publiques, Politiques gouvernementales

L’utilité de réformer le régime de pensions de vieillesse (sécurité de la vieillesse et supplément de revenu garanti) du gouvernement canadien a fait couler beaucoup d’encre au cours des derniers jours. Un rapport actuariel du gouvernement canadien prévoit en effet que les dépenses annuelles en prestations passeront de 41 milliards en 2012 à 108 milliards en 2030, soit une augmentation de 163 %. 

Cette augmentation doit toutefois être mise en perspective. Ces statistiques sont tout d’abord exprimées en dollars nominaux. Corriger pour l’effet de l’inflation ramène l’augmentation à 73 milliards de dollars constants de 2012 (soit une hausse réelle de 78%). Il y a aussi lieu de tenir compte de la croissance prévisible de l’économie canadienne d’ici 2030 pour évaluer la capacité future de financer ces prestations. Le rapport actuariel prévoit une augmentation de 34 % du PIB réel d’ici 2030. Ainsi, la part des pensions de vieillesse dans le PIB canadien n’augmenterait donc que de 2,4% en 2012 à 3,1% en 2030, soit une augmentation d’environ 30 % de la part des prestations de vieillesse dans le PIB.

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6 février 2012

LE PRIX DE L’ESSENCE EXAMINÉ SOUS TOUTES SES COUTURES, 5E PARTIE

Par Thérèse Laflèche Agriculture, ressources naturelles,énergie et développement durable

Dans mon blogue précédent sur le prix de l’essence, nous avons parlé de la réglementation et de l’étude de la Régie de l’énergie selon laquelle le contrôle du prix de l’essence parviendrait peut-être à réduire sa volatilité et les écarts de prix entre les villes. Il est cependant important de souligner que la réglementation n’empêcherait pas le prix de l’essence de fluctuer, car le gouvernement n’a pas de contrôle sur le prix du pétrole brut, qui est déterminé sur le marché mondial, ni sur le prix du produit raffiné qui est fixé sur le marché nord-américain. Il ne peut contrôler que les taxes et la marge de détail. Les taxes, qui constituent 37 % du prix de l’essence au Québec, sont responsables du coût élevé du litre d’essence, mais pas de ses fluctuations. Reste la marge de détail, qui ne représente que 5 % du prix total.

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2 février 2012

L’INTÉGRATION ÉCONOMIQUE ET LE QUÉBEC

Par Gérard Bélanger Démographie, Marché du travail, Rémunération

Quelques-unes des applications les plus puissantes de l’économique au domaine politique s’appuient sur une application soignée et cohérente des principes de base au lieu de recourir à la théorie de fantaisie apprise aux études graduées.  Schmalensee (2009 : 25)

À la suite des conseils de Schmalensee, ce texte applique une idée simple à l’économie du Québec. Il s’agit de prendre conscience des effets de l’intégration de son économie au marché commun canadien.

Dans une économie complètement fermée sur l’extérieur ou autarcique, la quantité des facteurs de production, capital et travail, est fixe et leurs prix varient en fonction des conditions intérieures. Pour une économie ouverte ou intégrée au monde extérieur, c’est le contraire: les prix sont déterminés de l’extérieur et ce sont maintenant les quantités de facteurs qui varient vu leur mobilité. Pour les économistes, ce modèle est celui de la « petite économie ».

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