Luc Godbout

Collaboration spéciale

UNE HAUSSE DES FRAIS DE SCOLARITÉ PROFITERAIT AUX ÉTUDIANTS LES MOINS FORTUNÉS!

5 mars 2012

Il y a de ces débats où le gros bon sens n’arrive pas à prendre le dessus. Celui entourant les frais de scolarité est manifestement l’un de ceux-là.

Dans son budget 2011-2012, le gouvernement a annoncé la hausse les droits de scolarité de 325 $ par année pendant cinq ans, les faisant passer de 2168 $ en 2011-12 à 3793 $ à 2016-17. 

C’était écrit dans le ciel, la question n’était pas de savoir si le gouvernement allait augmenter les droits de scolarité, mais plutôt quelle avenue serait empruntée pour garantir l’accessibilité? 

Éléments à savoir

Les étudiants d’aujourd’hui, même en majorant leurs droits de scolarité de 1625 $, paieraient en valeur réelle, tenant compte de l’inflation, l’équivalent des frais de scolarité applicables en 1968. 

La contribution des étudiants aux revenus globaux des universités québécoises s’élevait à 12,7% en 2008-2009 alors qu’elle atteignait le double dans les autres provinces canadiennes. 

En 2009, plus d’un étudiant sur deux au premier cycle universitaire avait complété son diplôme sans dette d’études. Pour ceux qui en détenaient une, le montant moyen s’établissait à 15 000$. Cette dette doit être mise en perspective, elle doit être vue comme un investissement. En effet, même s’il commencera à travailler cinq ans plus tard, sur un cycle de vie, un diplômé universitaire gagnera en moyenne un million $ de plus qu’une personne détenant uniquement un diplôme secondaire.  

Enfin, avoir des frais de scolarité bas et uniforme au nom de l’accessibilité des plus démunis constitue une mesure régressive, car au passage elle subventionne les étudiants issus de familles riches qui fréquentent l’université dans une plus grande proportion. 

Fiscalité fédérale et frais de scolarité

La situation actuelle de faibles frais de scolarité a aussi des interactions paradoxales avec la fiscalité. 

Il faut savoir que la fiscalité fédérale contient plusieurs mesures relatives aux études passant du crédit pour frais de scolarité aux régimes enregistrés d’épargne-études.  

Il est facile de comprendre qu’avec des frais de scolarité plus faible que dans les autres provinces canadiennes, lorsqu’arrive le moment de produire la déclaration fédérale de revenu, les Québécois réclament moins de crédits d’impôt au titre des frais de scolarité. Ainsi, même s’ils représentent 24% des déclarants canadiens, la valeur réclamée n’atteint que 19%. Si les Québécois réclamaient 800 millions $ de plus en frais de scolarité, la valeur serait alors proportionnelle au poids des déclarants. Ce faisant, les Québécois bénéficieraient d’une économie d’impôt fédéral de 100 millions $.

 Il est également facile d’admettre que devant les faibles droits de scolarité, les Québécois voient moins la nécessité d’épargner pour les études de leurs enfants. En analysant la proportion des enfants de 0 à 17 ans qui bénéficie d’un Régime enregistré d’épargne-études, le Québec arrive en neuvième position sur 10 provinces. Encore une fois, le fédéral verse des montants au régime d’épargne-études en proportion des contributions parentales. Conséquence, la valeur de la subvention versée pour les enfants québécois ne représente que 15% du coût total. 

Impact positif sur les étudiants moins fortunés

En 2007-2008, des 156 000 inscriptions à temps plein au premier et deuxième cycles universitaires, 42% recevaient un prêt et 30% bénéficiaient également d’une bourse. Quel serait l’impact d’une hausse des frais de scolarité pour ces bénéficiaires de bourses? Devraient-ils s’endetter davantage ou recevraient-ils simplement une bourse plus élevée.

Il faut savoir que l’aide financière du régime des prêts et bourses se calcule en déterminant les dépenses admissibles desquelles sont soustraites les contributions potentielles. Comme les dépenses admissibles augmentent corollairement à la hausse des frais de scolarité et que le prêt maximal est plafonné annuellement, pour les étudiants bénéficiant d’une bourse d’études, une augmentation de frais de scolarité se traduit par une augmentation équivalente de la bourse d’études.  

De plus, en sus de la majoration de la bourse pour tenir compte des frais de scolarité plus élevés, ils bénéficieraient également de crédits d’impôt pour frais de scolarité additionnels. Au net, pour une hausse de frais de scolarité de 1500 $, ils économiseraient 488 $ en impôts sur le revenu. Non seulement les bénéficiaires de bourses ne subiraient aucun problème d’accessibilité en lien avec la hausse proposée, mais au contraire ils s’enrichiraient!  

En réalité, ils s’enrichiraient encore plus, puisque les universités s’engagent à reverser 25% de la hausse des frais de scolarité aux étudiants sur la base des revenus. 

En fait, ce sont les étudiants issus de familles de la classe moyenne que nous devons protéger. Pour éviter que l’augmentation des frais de scolarité soit un frein à leur accessibilité, il faut utiliser le système de prêts et bourses pour permettre de reporter le paiement des frais de scolarité actuels et la hausse prévue. Pour les étudiants bénéficiant du prêt maximal, une allocation spéciale majorera leur prêt d’une valeur égale à l’augmentation des droits de scolarité, laissant inchangé, dans leur cas, le coût immédiat de leur étude. Ce faisant, l’étudiant remboursera ses frais de scolarité à la fin de ses études lorsqu’il aura accédé au marché du travail et que ses revenus seront plus importants. 

Toujours en vue d’assurer l’accessibilité, le gouvernement assouplit la contribution des parents et il facilite le remboursement différé à la fin des études. 

Enfin, le budget révèle que le gouvernement ne profitera pas de la hausse des droits de scolarité pour réduire sa propre contribution. Au contraire, le cadre de financement universitaire prévoit un ajout de 850 millions $ en six ans dont la moitié provient du gouvernement lui-même.  

Pour conclure, si une hausse de frais de scolarité profite à près d’un étudiant sur trois inscrit au premier et deuxième cycles universitaires, que ce n’est certainement pas pour défendre les intérêts des étudiants issus des familles riches et encore moins dans le but de laisser de l’argent à Ottawa, comment justifier alors la mobilisation contre l’idée de hausser les frais de scolarité? Mystère! 

 

Luc Godbout est professeur à l’Université de Sherbrooke et chercheur à la Chaire en fiscalité et en finances publiques.

luc.godbout@usherbrooke.ca

 Ce texte est une adaptation de chroniques parues dans le journal La Tribune en 2010 et 2011.

Commentaires

Bobby Lacroix

Le 5 mars 2012, à 4 h 58

J’ai deux réponses à votre question finale, soit « comment justifier alors la mobilisation contre l’idée de hausser les frais de scolarité »?

Premièrement, une certaine proportion a peut-être comme idéal la gratuité scolaire, comme c’est le cas dans plusieurs pays d’Europe. C’est d’ailleurs mon cas. À tort ou à raison, cet idéal diminue fortement les argumentaires économiques comme le votre, même s’il est logique et appuyé. À ce sujet, je tiens d’ailleurs à préciser que je trouve cet argumentaire très intéressant et très valable. Seulement, je ne partage pas cette vision de l’éducation.

Deuxièmement, je crois que, autant du côté des étudiants pro-hausse que de ceux des pro-gratuité, il y a un manque d’information. Je doute que la majorité se donne la peine de lire à ce sujet, ou du moins de lire et réellement écouter l’argumentaire contraire. De même, peut importe ma position personnelle sur le sujet, je crois que le gouvernement a offert une piètre performance en terme de communications. Tant qu’à annoncer une hausse qui ne sera pas appréciée des étudiants, il aura pu mieux la communiquer. Rien dans l’argumentaire gouvernemental n’atteint le niveau du vôtre ou de celui de d’autres défenseurs de la hausse. Le gouvernement se borne à rester vague quand il dit que le régime d’aide financière sera bonifié et laisse tourner, en boucle, son disque de la « juste part ».

Voilà ce qui explique, selon moi, la mobilisation contre l’idée de hausser les frais de scolarité.

Pier-André Bouchard St-Amant

Le 5 mars 2012, à 6 h 59

Vous trouverez ma réponse à Pr. Godbout ici:
http://www.pabsta.qc.ca/fr/textes/opinions/godbout

Pier-André Bouchard St-Amant
Doctorant en Sciences Économique

Julie Savoie

Le 6 mars 2012, à 2 h 16

(NB: extrait d’un commentaire plus long)

Au contraire de Pier-André Bouchard St-Amant, je savais déjà exactement tout ce qui se retrouve dans votre article, qui n’est finalement qu’une espèce de copier-coller de ce qu’on peut lire un peu partout. Oui, le gouvernement communique mal l’information, mais on peut la trouver ailleurs (à condition de la chercher…). D’assembler quelques morceaux pro-hausse ensemble, comme vous le faites, apporte peu à la discussion. Ce que j’aimerais savoir, c’est quelle solution proposez-vous pour la classe moyenne? Le remboursement différé et l’allocation spéciale ne sont que de la poudre aux yeux qu’une personne honnête et bien renseignée ne peut pas considérer comme digne de s’appeler « solution ».

À ce propos, vous devriez également corriger votre titre. Je vous propose : « Une hausse qui profitera aux étudiants dont les parents sont les moins fortunés ». Les étudiants dont les parents font partie de la classe moyenne ne reçoivent pas nécessairement la contribution parentale sur laquelle mise le gouvernement pour leur refuser son aide financière. Et est-ce vraiment étonnant? Par exemple, selon le programme des prêts et bourses actuel, en 2012-2013, un étudiant au niveau universitaire dont les deux parents ont chacun un revenu de 35 000$ par année, devrait recevoir desdits parents une contribution de 7562$. Pour un étudiant dont la mère monoparentale gagne 55 000$ par année, la contribution s’élève à 5662$. Je doute fortement que, en général, ceci se produise réellement. (D’ailleurs, il faudrait peut-être informer les parents à ce propos, car beaucoup ne peuvent probablement même imaginer que le gouvernement s’attend à une telle contribution de leur part.) Que feront donc les enfants de la classe moyenne? Ils travailleront davantage durant leurs études (au détriment de leur apprentissage), et ils s’endetteront auprès des banques, paieront des intérêts et apprendront bien rapidement, à tort, que s’endetter est la chose la plus naturelle du monde. Et ne me parlez pas d’investissement! On ne peut pas savoir à l’avance ce que nous réserve l’avenir, encore moins lorsqu’on choisit un programme qui, bien que correspondant à nos intérêts autres que monétaires (curiosité intellectuelle, passion, vocation), soit incertain quant à son niveau de rentabilité sur le marché de l’emploi (par exemple, les programmes de physique, musique, théologie). Ah mais j’oubliais! Ce type d’intérêt pèse bien peu dans une balance réglée aux critères de la croissance économique à tout prix qui guident présentement notre gouvernement… Et peut-être aussi vous et votre « gros bon sens »?
Et même les programmes présentés comme la voie à prendre pour accéder à une carrière en or, le sont-ils tous? Et pour tous?
Le problème réel, que vous ne soulevez pas, est très bien expliqué dans le livre « Université Inc. », qui mérite vraiment d’être lu. Vous pourrez sans doute réfuter certains de ses arguments, mais le plus important à en comprendre est que la décision du gouvernement nous démontre que nous sommes engagés, à plus ou moins long terme, dans un mouvement de commercialisation et de privatisation des universités. La hausse de 1625$ n’est qu’un premier pas dans la marche de l’abandon de nos universités aux caprices de l’économie.

D’ailleurs, savez-vous qu’aux États-Unis, on parle déjà de bulle de l’éducation? Après la bulle Internet et la bulle immobilière, l’éducation maintenant! Pour ceux que ça intéresse :
http://www.rue89.com/2011/04/26/leducation-nouvelle-bulle-speculative-aux-etats-unis-201381
http://www.economist.com/node/16990955?story_id=16990955
http://www.nytimes.com/2011/01/09/business/09law.html?_r=3

Luc Godbout

Le 6 mars 2012, à 9 h 59

Dans la réponse de Pier-André Bouchard-St-Amant, il y a deux points à relever.

Le premier étant le passage sous silence de l’interaction avec la fiscalité fédérale. Pourtant, les droits de scolarité beaucoup plus faible au Québec font en sorte que les Québécois laissent beaucoup d’argent sur la table à Ottawa. Avec moins de frais de scolarité, il est clair que le Québec n’a pas sa part du coût du crédit fédéral pour scolarité, il s’agit de 100 millions $.

Le deuxième touche l’efficacité du crédit d’impôt pour frais de scolarité. Ici, le débat se déplace sur l’effet des crédits d’impôt pour les droits de scolarité sur la demande et l’offre en éducation… Or, mon texte n’a pas la prétention de vendre ce type de crédits d’impôt, mais simplement de souligner que plusieurs omettre la compensation financière octroyée par le biais de type de crédits d’impôt, ce qui n’est évidemment pas la même chose.

On signale également que les crédits d’impôt sont inefficaces. Or, un crédit d’impôt inefficace est un crédit qui n’atteint pas son objectif. Or, pour le gouvernement du Québec, l’objectif du crédit d’impôt pour frais de scolarité est le suivant: « Cette mesure a pour but de reconnaître que les frais de scolarité payés afin d’obtenir un diplôme ou une formation professionnelle ainsi que les frais d’examen payés à un ordre professionnel ou pour les examens exigés par un tel ordre sont des dépenses faites dans le but d’entrer sur le marché du travail et, conséquemment, de gagner un revenu. » Dépenses fiscales – édition 2011, page B-47 et s.

Sur la base de l’atteinte de son objectif, on ne peut pas dire que le crédit d’impôt est inefficace.

Cela dit, si quelqu’un souhaite dans le cadre d’une nouvelle politique publique abolir le crédit d’impôt québécois pour frais de scolarité et de se servir de l’argent économisé pour le réinjecter différemment en éducation, je n’en disconviens pas, au contraire. Dans ce cas, je propose que l’argent économisé par l’État québécois en annulant le crédit d’impôt doive servir, non pas à réduire la hausse des droits de scolarité, mais bien à bonifier le régime de prêt et bourse.

Pier-André Bouchard St-Amant

Le 7 mars 2012, à 1 h 56

Salut Luc (pour tous les autres, on se connaît bien car nous avons déjà travaillé ensemble),
je reconnais l’interaction avec la fiscalité fédérale et le différentiel se chiffre a bien plus que 100 millions. Il faut aussi reconnaître que parce que les CÉGEPSs ne chargent pas de frais de scolarité, les collégiens québécois ne bénéficient pas du crédit fédéral également. En conséquence, la perte fiscale fédérale est beaucoup plus grande que 100 millions. Plutôt de l’ordre de 240 millions$.

Cela dit, je comprends les étudiants de ne pas vouloir hausser les frais de scolarité au CÉGEP même s’ils n’ont pas droit à une subvention fédérale à travers le crédit d’impôt. Pour l’étudiant, c’est du même ordre qu’un consommateur qui demande une hausse de prix de 100% pour avoir droit à un rabais de 15% (au fédéral)! Cette logique est tout simplement fallacieuse. Je reviendrai sur ce point.

Sur le plan normatif, la question est de savoir quels sont les effets de ces différentes subventions et de savoir si elles sont efficaces. La définition implicite à ton texte est qu’une subvention est efficace si tous les gens s’en servent. Si 100% des bénéficiaires des crédits d’impôts utilisent le crédit d’impôt, alors son taux d’efficacité est de 100%.

Voilà qui m’apparaît pour le moins curieux. Si le gouvernement envoie un chèque d’un millions de dollars à tous les québécois à travers un crédit d’impôt remboursable et que tous l’encaissent, c’est une subvention efficace? Sur la base de ce même critère, il faut alors reconnaître qu’une réduction des frais de scolarité est aussi une subvention efficace: 100% des étudiants en profitent!

Le précédent paragraphe cherche à illustrer que cette mesure de l’efficacité n’a pas de sens car toutes les subventions seraient « efficaces ».

Une politique publique vise des critères et leur efficacité se mesure à l’atteinte de ces objectifs. Dans les deux cas, la subvention aux frais de scolarité ET le crédit d’impôt visent à réduire le montant associé aux études car on reconnaît que c’est une « bonne dépense » qui génère des revenus futurs (le gain salarial étant d’ailleurs majoritairement pour l’état. Voir Demers, MELS, 2005, à ce sujet).

Dans le premier cas, réduire la subvention aux frais de scolarité réduit l’accès aux études (s’il y a des sceptiques sur la loi de la demande je réfère au ch. 1 de mon mémoire pour une revue de littérature). Dans le second cas, la littérature suggère que le crédit n’a pas d’effet. Sur cette base, abolir le crédit constitue alors une meilleure politique de financement des universités qu’hausser les frais de scolarité: on obtient plus d’argent sans aucun des effets négatifs associés à l’autre politique. Qui plus est, cela génèrerait probablement beaucoup moins de désordre social, ce qui n’est pas négligeable sur le plan des coûts sociaux.

Libre à toi de faire le design de politiques publiques « en équilibre partiel », en prenant pour acquis que le gouvernement fédéral est une institution immuable. Je préfère pour ma part travailler à des politiques optimales, notamment en ce qui a trait au gouvernement fédéral.

À ce sujet, les travaux de Boadway et autres sur le fédéralisme fiscal suggèrent plutôt que ce genre de crédit, s’ils existent, n’ont pas leur place au fédéral et devraient êtres décentralisés. En bref, la même politique décentralisée peu être modulée davantage pour épouser les préférences fiscales des citoyens. Québec aurait donc le 240 M$ auquel je réfère dans une politique décentralisée.

Je préfère pour ma part affirmer que cette politique publique fédérale est inefficace, comme d’autres économistes du Canada, et viser à ce qu’elle soit modifiée. Cela élimine ainsi le différentiel auquel tu fais référence.

Tu peux lire les travaux de Miligan au CD Howe Institute pour un résumé non-technique des études scientifiques sur l’inefficacité des subventions fiscales fédérales en éducation postsecondaire. Ces subventions pourraient servir à financer les universités ou encore bonifier le régime de bourses, comme tu le suggères.

Cela dit, la réduction de la subvention aux droits de scolarité est également inefficace pour financer les universités. Environ 35% de la hausse doit aller en financement des bourses pour les étudiants les plus démunis et 20% va en subvention à ceux qui paient de l’impôt. Il ne reste que 45% pour financer les universités. En revanche, 100% de l’abolition du crédit d’impôt peut servir à cela car la mesure est ciblée aux personnes qui paient le plus d’impôt. S’il faut réduire une des deux subventions pour financer les universités, je préfère de loin celle qui n’a pas d’impact néfastes… et celle qui a le plus petit coût marginal des fonds public le plus faible. En ce sens, le crédit d’impôt est une politique supérieure pour le financement des universités.

Cordialement,

Pier-André

Gaston Carmichael

Le 9 mars 2012, à 5 h 29

Bonjour M. Godbout,

Je ne comprend pas trop le paragraphe suivant:

« De plus, en sus de la majoration de la bourse pour tenir compte des frais de scolarité plus élevés, ils bénéficieraient également de crédits d’impôt pour frais de scolarité additionnels. Au net, pour une hausse de frais de scolarité de 1500 $, ils économiseraient 488 $ en impôts sur le revenu. Non seulement les bénéficiaires de bourses ne subiraient aucun problème d’accessibilité en lien avec la hausse proposée, mais au contraire ils s’enrichiraient!  »

Si les frais de scolarité augmente de $1,500., et que j’ai un retour d’impôt de $488., il me reste un déficit de $1,012.

Pour finir plus riche, il faudrait que le majoration de la bourse auquel vous faites référence soit supérieure à $1,012.

Est-ce bien ce que vous entendez?

Si oui, pourquoi à ce compte, ne pas demander au gouvernement d’augmenter le frais de scolarité de $3,000., plutôt que de $1,500.?

lagentefeminine

Le 10 mars 2012, à 9 h 08

Je ne suis pas pour l’endettement des étudiants. Comme je ne suis pas pour le fait de subventionner collectivement les frais de scoalrité des riches (pour ceux qui comprennent tout de travers j’ai bien dit des riches et non que les étudiants sont tous riches). Je pense que les université doivent être considérées comme des entreprises, de même que tous nos services publique et qu’ils doivent faire leurs frais. Cesser de faire des déficites et de compter sur le bon gouvernemaman pour renflouer. Parce que le gouvernemaman au final c,est la classe moyenne ça n,est pas les plus riche. Donc quand on garde les frais de scolarité bas, on refile la facture des tout le monde à la classe moyenne. Je pense que ceux qui profite de la formation sont les entreprises et qu’elles doivent assumer une partie des frais. Elles sont nombreuses les entreprises a ne payer que des pinottes en impôts quand on considère les entrées. Alors au lieu de leur permettre de dépenser pour des tournois de golf, des voyages en bâteau, on va leur faire payer des stages. Ils permettront aux étudiants d,acquérir une expérience pratique et aussi aux entrepreneurs de faire ajuster les programmes de formation en fonction des besoin. Et comme les stages seront payés par des entreprises la formation en programme coop comme ça se fait ailleurs au Canada sera plus fidèle des réels besoins en formation du marché du travail. Si je veux étudier en philosophie, il y a moins de chance que je trouve un stage payé, donc c’est un bon indice de la facilité que j’aurai a trouver un bon emploi après les études. Parcontre si je choisi un domaine en demande comme en santé, en ingénérie, en mine par exemple je n’aurai aucun mal a trouver un programme coop. En plus des stages payés aux étudiants ce qui leur permet d,assumer leurs frais de scolarité et leur matériel (malgré que ça devrait être la responsabilité des parents), on demandera aux entreprises par des incitatif d’impôts d’investir dans des bourses, des fondations de recherche et des entreprises coopératives de développement de produits. Au lieu de se demander tout ce qu’on peut inventer, on va se demander qu,est-ce qu’on ne produit pas ici et comment on pourrait en faire des produits durable. On va aussi se demander comment on peut créer des produtis de remplacement pour les produits fabriqué qui polluent ou qui sont fait avec des ressources non renouvelables.
Les universitées et coll`ges doivent offrir des résidence accessibles pour que les étudiants puissent se loger a peu de frais, mais je pense que le meilleure choix est de rendre les institutions d’enseignement accesssible pour tous en investissant dans des moyens de transports efficaces pour tout le territoires. Le TGV-MONORAIL permettrait a tout le monde peut importe la région d’accéder rapidement au lieu d’études, de stages et de travail. On pense qu’il n’y a pas assez de population pour rentabiliser de tel transports, on ne compte pas sur le bon moyen pour le rentabiliser.¨Oui les personnes pourront payer pour le transport, mais ce qui rentabilisera vraiment le réseau c’est le transport des marchandises. Pour les routes c’est le monde a l’envers la présence des camions est supérieure a celle des personnes mais ce sont les personnes qui assument les frais. Ça doit être le transport des marchandises obligatoirement par TGV-MONORAIL qui paient davantage et en bout de ligne le transport des personnes minime sera donc accessible.
Les universités feront leurs frais et n’auront pas le choix d,administrer efficacement, il en va de leurs emplois. Les étudiants ne s’endettront plus et acquéreront de l,expérience. Les entreprises auront des employés formé en abondance selon leurs besoins. Les entreprises auront plus de facilité a rentabiliser leurs opérations avec des transports rapides et efficaces. Les régions pourront se développer au lieu de se vider des leur main d’oeuvre. Les entreprises gaspilleront moins et paieront bon grés mal grés dans l’éducation, les transports et le développement d,entreprises de recherche et de transformation. On cessera de produire des chômeurs instruits. Et les étudiants doivent exiger des gouvernement la fin du passage obligé par le cegep (créer pour créer des kjobs de profs, aujourd’hui coute une fortune en perte de temps et ne répond pas au besoin 900 étudiants ont été refusé a l’automne 2011 dans le grand montréal par manque de place). Comme ça se fait ailleurs au canada et dans le monde. Les étudiants choisissent d,aller au collège ou à l’université. Comme il y a les cours essentiels a leurs choix de programmes seront donnée dans une session préparatoire à l’Université. On doit donner un meilleur soutient à la réussite au primaire et au secondaire pour que plus d’étudiants puissent obtenir leur diplôme mais aussi ait une formation générale complète en science car on a des pénuries en santé, ingénérie, sciences appliqués qui ont comme prérequis. On doit permettre a l,entrée au collège, à l’université et en cours d’été daller combler ce manque pour qu’ils aient vraiement l’opportunité de choisir ces professions.

Paul Makdissi

Le 11 mars 2012, à 9 h 49

Cher Prof Godbout,

Je me méfie toujours des personnes qui commencent leur argument en disant que leur point de vue relève du simple gros bon sens. Il fut une époque où le gros bon sens disait que la terre était plate. Selon mon point de vue, une politique est désirable ou non désirable dans le cadre d’un objectif social bien défini. En aucun cas, vous ne définissez l’objectif que votre gros bon sens cherche à suivre. Vous ne faite que citer une référence à l’année 1968 ou des ratios de contribution des étudiants au coût total de leurs études. Pourquoi 1968 devrait être la référence? Pourquoi les ratios que vous présentez comme étant faible ne serait pas considéré élevés. Quelle est le critère d’évaluation que vous utilisez. Il serait intéressant que vous nous apportiez un éclairage sur ces questions.

Vous affirmez aussi la chose suivante: « Enfin, avoir des frais de scolarité bas et uniforme au nom de l’accessibilité des plus démunis constitue une mesure régressive, car au passage elle subventionne les étudiants issus de familles riches qui fréquentent l’université dans une plus grande proportion. »

Cet argument utilisé par par vos collègues du CIRANO Lacroix et Trahan dans le rapport Bourgogne est tiré d’un article de Mousally-Sergieh, et Vaillancourt (2007). Malheureusement dans cet article, les auteurs utilisent un argument basé sur un modèle théorique à deux ménages, un pauvre et un riche. Bien que l’argument présenté par ces auteurs est logique en soit, il est approprié de se demander si celui-ci demeure vérifié dans la société réelle qui est beaucoup plus hétérogène. Les techniques d’analyse d’impact des politiques publiques sur la distribution de revenu permettent d’aborder cette question. Ce qu’il faut vérifier est si la proportion des subventions totales reçues par les étudiants issus de famille riches dépasse la proportion de la contribution totale de ces familles à cette subvention à travers la fiscalité. C’est ce que ma co-auteure, Myra Yazbeck, et moi avons fait dans l’article publié en 2011 (voir citation complète plus bas). Malheureusement, nous montrons que si on se fie aux donnée de l’Enquête sur la Dynamique du Travail et du Revenu de Statistiques Canada, votre argument ne tient pas pour le Québec. Nous démontrons même mathématiquement que tout indice d’inégalité imaginable évaluerait comme progressive une baisse des frais de scolarité financée par une hausse de la taxation générale. L’argument présenté dans la partie de votre texte que j’ai choisi de discuter est donc mathématiquement invalide. Cette partie de votre texte est la seule sur laquelle j’ai fait des travaux de recherche, donc la seule sur laquelle je me prononce. Mais puisque vous dites quelque chose qui ne tient pas la route sur ce point particulier, comment puis-je vous faire confiance pour le reste de l’argument…

Cordialement,

Paul Makdissi, Ph.D.
Professeur titulaire
Département de science économique
Université d’Ottawa

Références:

Makdissi, P. and M. Yazbeck (2011), Assessing the Redistributive Impact of Higher Education Tuition Fees Reforms: The Case of Québec, Applied Economics Letters, Vol. 18, 143-147.

Mousally-Sergieh, K. and Vaillancourt, F. (2007), Le financement des institutions d’enseignement postsecondaire au Québec, 1961–2005, McGill Journal of Education, 42, 427–42.

Mario Jodoin

Le 12 mars 2012, à 8 h 06

J’appuie tout à fait les commentaires de Pier-André Bouchard St-Amant et les réserves mentionnées par les autres commentateurs sur les arguments de M. Godbout. J’aimerais m’attarder sur une déclaration qui est devenue redondante et pourtant inexacte, même si elle n’est pas vraiment prépondérante dans ce débat. Mais, elle doit l’être pour ceux qui appuient la hausse, car ils la répètent constamment.

«En effet, même s’il commencera à travailler cinq ans plus tard, sur un cycle de vie, un diplômé universitaire gagnera en moyenne un million $ de plus qu’une personne détenant uniquement un diplôme secondaire.»

Tout d’abord, Pierre Fortin parle, lui ,de 750 000 $, pas de 1 million $. Il faudrait ajuster vos flûtes et, pourquoi pas, fournir vos sources.

Par ailleurs, il y a en moyenne bien plus de cinq ans entre la fin du secondaire et l’obtention d’un diplôme universitaire (cinq ans est le parcours parfait, réalisé par une minorité de personnes, et seulement pour les baccalauréats de 3 ans), d’autant plus que ce calcul inclut tous les diplômés universitaires, y compris les titulaires d’une maîtrise et d’un doctorat. Ensuite, la très grande majorité des personnes qui accèdent à l’université sont au moins titulaires d’un diplôme d’études collégiales (DEC), dont un bon pourcentage ont un DEC technique. La valeur ajoutée du diplôme universitaire devrait donc être calculée par rapport aux revenus des titulaires de DEC, pas par rapport à ceux des titulaires d’un DES! Je suis toujours éberlué que personne, à ma connaissance n’ait soulevé cette erreur évidente dans ce calcul…

En plus, les gens qui «investissent» à l’université n’obtiennent pas tous un diplôme (selon les sources, entre 25 % et 40 % n’obtiennent pas un baccalauréat). Il faudrait donc inclure le revenu de ceux qui accèdent à l’université sans obtenir au moins un baccalauréat. Le calcul de messieurs Fortin et Godbout ne retient finalement que ceux qui ont bénéficié de leur «investissement», pas tous ceux qui ont «investi». En appliquant correctement ces critères, le «rendement de l’investissement» diminuerait drôlement!

Finalement, on utilise une moyenne et on l’applique à tous, sans inclure de variance ou d’écart-type. Pourtant, certains diplômes (qui prennent bien plus de trois ans d’université!) font drôlement augmenter cette moyenne. Le revenu des diplômés universitaires varie même beaucoup entre les personnes qui obtiennent un même diplôme (observation qui contre aussi la méthode de moduler les droits de scolarité en fonction du domaine d’études). Le meilleur moyen d’ajuster les «retours d’investissement» dont les diplômés bénéficient réellement est simple, ça s’appelle l’impôt sur le revenu, impôt qui a drôlement diminué au cours des dernières années, avant que certains, dont M. Godbout, conseillent de les remplacer par des tarifs.

Voilà, même cet argument supposément rationnel comporte une très grande part d’irrationnel…

Mario Jodoin

Le 12 mars 2012, à 8 h 28

P.S. Il faudrait aussi tenir compte dans les calculs de ceux qui accèdent à l’université après un passage sur le marché du travail et de ceux qui changent d’option à l’université. Par exemple, près de la moitié des admissions en médecine est réservée à des bacheliers…

Ceux là auront leurs diplômes bien plus que 5 ans après avoir obtenu leurs DES et ne pourront donc pas toucher un salaire moyen de bacheliers aussi longtemps que ceux utilisés dans les calculs de messieurs Fortin et Godbout. On devrait peut-être leur dire que leur «investissement» sera moins «rentable»…

Alain F.

Le 13 mars 2012, à 10 h 17

Écoutez chacun a son opinion, mais je crois que trop de monde se casse la tête à vouloir peser les pours et les contres, alors que nous avons plutôt intérêt à vouloir trouver les possibilités et les probabilités. Tout le monde veut avoir raison, tout le monde pense avoir la solution ultime, alors que nous sommes en pleine crise économique. Les temps sont durs pour tout le monde. Mais logiquement, je crois qu’il est mieux de hausser les frais de scolarité pour des études qui sont dans la catégorie où il y a peu d’ouvertures sur le marché et où les priorités n’y sont pas. Par contre il serait préférable de baisser les tarifs aux niveaux des pénuries où la demande est forte. Ainsi nous provoquerions de la compétition du milieu médical et autres, afin d’augmenter le niveau de performance et de compétence au sein des effectifs hospitaliers. Cela permettrait par le fait même de recruter de bons médecins provenant de la classe moyenne et de la classe qui tourne autour de la pauvreté. Et aussi augmenter le nombres de médecins qui ont vraiment à coeur la santé et la vie des gens. Plutôt que des médecins qui ne recherchent que le prestige de ce titre et le salaire qui va avec. Quand nous avons des problèmes à régler, bien nous devons trouver des solutions pour empêcher l’hémorragie qui vient de la source. Et analyser sous tous les angles. Pas juste en terme de chiffres. Trouver des moyens pour stimuler les jeunes à vouloir faire des études pour ce faire une bonne place dans la vie. Pas pénaliser ceux qui veulent. Il faut être logique. Puis si l’on favorise la haute classe dans les hautes études, bien on se retrouve, avec des gens déjà riches qui n’ont pas vraiment besoin d’argent, mais plutôt assoiffés de pouvoir. Cela nous donnerait l’opportunité de voir apparaître des infirmiers et des médecins de coeur qui se soucient vraiment de leurs patients plutôt que d’oeuvrer pour le salaire et le prestige. On aurait la chance d’augmenter les effectifs dans les hôpitaux, de réduire l’encombrement des salles d’urgences et des lits, de se concentrer sur les plus malades en augmentant le temps de consultation. Investir un peu dans la prévention et l’information concernant la nutrition et l’alimentation. Il faut arrêter de faire les autruches et de se courir après la queue. Le cheminement de la vie de chacun commence par l’éducation. Et s’il faut déstabiliser ce milieu-là, bien ça déstabilise tout le reste aussi. Même le milieu hospitalier en est affecté. Nous avons dénombré plus de 500 000 accidents et erreurs médicales, du à la surcharge de travail et au manque d’effectifs. Le gouvernement paie des heures supplémentaires au nombre démesuré et il mobilise la force policière pour empêcher des jeunes de militer. Alors que cet argent là, aurait pu servir à recruter d’autres infirmiers et infirmières. former d’autres médecins. Et pleins d’autres choses. Sans compter les autres gaspillages d’argent. C’était mon point de vue…

Alain Michaud

Le 13 mars 2012, à 10 h 19

Un gros merci aux économistes ayant participé à ce blogue pour votre brillante démonstration que l’economie est un art plus qu’une science et qu’il y a des artistes meilleurs que d’autres…

Alain F.

Le 13 mars 2012, à 1 h 26

Quel est le pilier de la vie ?
C’est l’éducation, là où l’on chemine, en tenant compte de l’apprentissage et des dispositions qui s’offrent à nous, afin de mettre les pieds dans le monde des responsabilités. Nous pouvons mettre la barre haute en pensant à la performance et au perfectionnement. Mais c’est en graduant que nous évoluons. En commettant des erreurs et en pratiquant. Par contre si la barre est trop haute concernant l’accessibilité et la motivation. On se retrouve avec un déficit de participation et une hausse d’abandon. Je ne crois pas que l’économie soit un art. Ça serait plutôt une guerre stratégique. Mais si trop de nos soldats tombent au combat, les effectifs s’affaiblissent et la crainte s’installe. Ce qui rend plus vulnérable notre camp. La crainte se propage et se transforme en psychose qui affecte les cadets et les jeunes recrues, jusqu’à la population. Donc On épuise les ressources déjà en place jusqu’à épuisement. Après c’est le chaos ou la retraite. Certain vont déserter et d’autres vont changer de camp. Il faut toujours avoir des réserves et de la prévoyance. Être stratégique. L’économie n’est donc pas un art. Parce que tout ce que cela crée, c’est des maux de têtes et des complications. L’art est plutôt créateur, innovateur, il exprime les émotions et surtout il attire la curiosité. Il impressionne et satisfait nos sens. Et comme pour l’art, il y a de bons stratèges et de leaders. Comme il y a des mauvais également. Il suffit d’être attentif, conscient et prévoyant. Avoir un bon réflexe et ne pas avoir peur. Quand on frappe sur un pilier affaiblit, il finira par céder tôt ou tard, même en le dissimulant et même en remplissant les fissures. Si l’on change le pilier, bien cela risque de tenir beaucoup plus longtemps. Et on évite le gaspillage d’argent dans les réparations. Quand un peintre dessine un tableau, mais qu’il n’aime pas certains traits ou certaine facette de son expression coloré, il sera obligé de changer de toile et de recommencer. En prenant soin de se rappeler de ne pas commettre la même erreur de recommencer à nouveau. En économie, si tu commets une erreur, tu perds le contrôle de tes investissements. Et tu dois travailler plus fort pour récupérer ce que tu as perdu. Même effet que la guerre. Car tu as des comptes à rendre. Et ça coûte beaucoup plus cher qu’une nouvelle toile.

Guillaume B.

Le 13 mars 2012, à 3 h 17

« Les temps sont durs pour tout le monde. Mais logiquement, je crois qu’il est mieux de hausser les frais de scolarité pour des études qui sont dans la catégorie où il y a peu d’ouvertures sur le marché et où les priorités n’y sont pas. Par contre il serait préférable de baisser les tarifs aux niveaux des pénuries où la demande est forte. »

Au fond vous dites: Si un emploi ne rapporte pas après études, il ne sert a rien. Vous sous-entendez un retour sur investissement.

Si la Société se met à penser Business à ce point, alors que la majorité d’entre elle n’en connait que ce que les médias racontent, comment pouvons-nous espérer être défendus en cas de lobbyisme?

Si le Québec va bien, les entreprises en profitent, si le Québec va mal, les citoyens en paient le prix. Cette phrase, malgré qu’appuyée, veut simplement sous-entendre le point suivant: Pourquoi « les temps sont durs » et pourquoi selon Deloitte et touche, le contexte entrepreunarial du Québec est l’un des meilleurs au Monde?
Crise économique, PIB/habitant favorable bla bla bla. Parfois à entendre parler les gens, nous pourrions croire que les plus riches sont les habitants du pays qui « profitent » du système. (syndicats, étudiants, Assistés-sociaux etc.)
Tout ça pour dire, malgré que ce soit difficile à suivre, que de parler d’un pays comme d’une entreprise, reviendra tôt ou tard à faire ce que toute entreprise finit par faire: fermer les portes, renvoyer ses employés et ne pas payer ses comptes.

Je ne sais pas pour vous, mais je n’ai pas envie de perdre ma citoyenneté, mon identité, ma fierté, au profit du profit, au dépend des dépenses.

Guillaume B.
Étudiant en administration, contre la hausse, ex militaire, ex policier, ex ellant

Alain F.

Le 13 mars 2012, à 5 h 23

Je sais et je comprend très bien ce que j’écris. Créer des emplois où il y a des besoins. Ouvrir des portes où il y a des besoins. Offrir des opportunités où il y a des besoins. Donc Plus de travailleurs, plus de taxes. Plus de hauts salariés, encore plus de taxes. Plus d’achats et de ventes, plus taxes. Plus de décrochages, moins de taxes, plus de bénéficiaires d’assistance social, plus de crimes, plus de demandes au niveau des corps policiers. Il faut un équilibre. Plus de gens au salaire minimum, moins d’achats, moins de ventes. Plus de monde satisfait plus de motivation, plus de production, plus d’argent. Faut pas être sorcier pour comprendre. Le Québec est une grosse entreprise qui fonctionne, elle fermera pas ses portes si elle fait tout pour rester rentable et satisfaire ses employés et ses clients. Il faut innover et dépasser les autres. Il faut être à l’écoute de la demande et fournir les produits. Les clients sont satisfait, ils achètent leurs produits dans ton entreprise et ils te recommandent à leurs familles et à leurs amis. L’entreprise à une bonne réputation et les investisseurs placent leurs argents dans ton entreprise, afin d’être compétitif et afin de suivre le progrès et les tendances…

Il faut observer dans tous les domaines qui se relient d’une façon ou d’une autre pour ne pas négliger des détails importants, qui bien souvent passent inaperçu aux yeux de certains. Un spécialiste dans son domaine est excellent dans le sien, mais pas dans les autres. S’il se joint à d’autres spécialistes des autres domaines connexes. Alors ils peuvent constatés qu’il y a un détail qui leur échappait tant qu’à la procédure, et qui nuit aux autres domaines ou vice versa. Ce qui produisait un handicap ou une défaillance. Et travailler ensemble afin de régler le problème. Le comptable s’occupe seulement des chiffres et le directeur s’occupe seulement de diriger. S’ils s’y mettent ensemble, ils découvriraient beaucoup d’anomalies qui affaiblit le résultat de leurs travails respectifs.

Alain F.

Le 13 mars 2012, à 5 h 27

C’est comme un professeur de français qui écrit travails au lieu de travaux au tableau. Mais lorsque vient le temps de la correction, il se sert d’un formulaire de réponses, et il inscrit une faute à tout ceux qui ont écrient TRAVAILS. Ne se rendant pas compte de l’erreur qu’il commettait, malgré ses compétences.

Luc Godbout

Le 28 mars 2012, à 10 h 29

En réponse à Gaston Carmichael

C’est bien ce que j’indique.

Pour les bénéficiaires de bourses du régime des prêts et bourses, une hausse des droits de scolarité de 1500 $ fait en sorte que la bourse sera majorée de 1500 $. Donc 1 pour 1. De plus, ces étudiants ou leurs parents pourront utiliser les crédits fédéral et provincial pour les frais de scolarité.

Merci

Luc Godbout

Le 28 mars 2012, à 11 h 07

Cher prof Makdissi,

Il est vrai que j’affirme que les frais de scolarité bas et uniforme au nom de l’accessibilité des plus démunis constituent une mesure régressive, car au passage elle subventionne les étudiants issus de familles riches qui fréquentent l’université dans une plus grande proportion.

Cependant, contrairement à ce que vous dites, ma réflexion ne prend pas sa source dans les travaux du CIRANO (ce qui ne serait pas pour autant un crime), mais dans un document de la Fondation canadienne des bourses du millénaire portant sur l’influence des déterminants sociaux où l’on indique les statistiques suivantes : lorsque le revenu annuel des parents est inférieur à 25 000 $, la proportion des étudiants faisant des études universitaires est de 33 %, le taux augmente à 36 % pour un revenu familial de 25 001 $ à 65 000 $, il atteint 50 % lorsque le revenu se situe entre 65 001 et 100 000 $. Finalement, les études universitaires atteignent 64 % lorsque le revenu des parents est de 100 001 $ ou plus.

À l’aide de ces données, on peut dire que mon affirmation tient la route. Sur la base de cette affirmation (non centrale par ailleurs) à mon argumentaire principal, vous mettiez en doute l’ensemble de mes propos sur les interactions entre la fiscalité et les droits de scolarité. Maintenant, soit vous me faites confiance sur ce point ou vous travaillez à démontrer le contraire.

À bientôt

Luc Godbout

Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire, L’influence des déterminants sociaux et culturels sur les parcours et les transitions dans les études postsecondaires, 2009, Note 6L projets de transitions, p. 18.

François Isabelle

Le 29 mars 2012, à 1 h 26

« UNE HAUSSE DES FRAIS DE SCOLARITÉ PROFITERAIT AUX ÉTUDIANTS LES MOINS FORTUNÉS! »
Si les moins fortunés doivent rencontrer des dépenses plus importantes car expatriés ou sans aucune aide des parents, il est où le profit?

Qu’en est-il de ceux dont le revenu familial dépasse 60 000 $?
Ça semble faire partie des revendications.

Si on veut évoquer le sophisme du mouton et du troupeau, aux États-Unis, le solde actuel de endettement étudiant totalise 1 000 milliards $ US, ce qui ferait 2,4 milliards $ pour le Québec. Est-ce une occasion d’affaire?
En Ontario, moins d’étudiants obtiennent leur diplôme de 1e cycle qu’ici et décrochent 2 fois moins de diplômes de 2e et 3e cycle.
Est-ce qu’on veut vraiment les émuler?

Les prêts étudiants dont l’intérêt augmente dès un retard de paiement, entachent un dossier de crédit, persistent après une faillite personnelle et démarrent une spirale d’endettement dont le niveau de plus en plus élevé chez les Canadiens suscite l’inquiétude.

Pendant ce temps, c’est le même gouvernement qui ne voulait rien entendre d’une enquête sur la corruption qui demande à tous de faire leur part?

Frédéric

Le 3 avril 2012, à 10 h 30

Le plus triste dans tout ca, c’est que ces histoires de dettes ne serait pas un problèmes si tous les parents aurait fait ce qu’ils aurait du faire en donnant naissance a un enfant : un petit 5$ dans un compte par semaine. Meme pour une famille de la classe moyenne, c’est plus qu’envisageable….

François Isabelle

Le 6 avril 2012, à 12 h 05

Frédéric, on ne peut imputer à l’étudiant le manque de prévoyance de ses parents. Il y a 20 ans, savait-on que le Québec allait migrer dans le 1er quintile de l’OCDE pour les plus haut frais? Avant la hausse il est 8e sur 34.

Les étudiants (ou leur parents) doivent-ils faire les frais d’un cannibalisme que les universités se font pour une clientèle qui pourrait fluctuer à la baisse
surtout après la hausse?

À propos du sophisme de la ministre Beauchamp sur la classe moyenne qui fait déjà assez sa part : les étudiants les plus pauvres (la classe pauvre) ne feront pas les frais de la hausse selon elle. Il reste alors 2 autres classes, la moyenne et la riche. Y a-t-il une classe économique dont j’ignore l’existence entre la pauvre et la moyenne?!?

Anonyme

Le 21 avril 2012, à 1 h 09

1968, je respecte beaucoup vos articles M. Godbout, mais retourner en 1968, ce n’est pas super, il me semble en 1968 personne pouvait aller à l’école sauf le riche du village

J-Paul Thivierge

Le 30 avril 2012, à 11 h 21

Un résumé de consultations réflexions personnels datant de la préparation du congrès national du PQ en 2011

Le financement des études post secondaires

Considérant qu’il est fondamental de maintenir au plus haut niveau et à la fine pointe technologique et scientifique l’enseignement universitaire il faut s’assurer de pouvoir financer tous les coûts reliés aux études. Il faut aussi prévoir les ajustements aux besoins et à la croissance des coûts de la vie.

1 Pour éviter la banalisation de la formation post-secondaire il est important que les étudiants en paient une partie.
La proportion reste à déterminer (10,15 ou 20 %) et devra être indexée aux coûts de la vie. Pour inciter les étudiants à être sérieux, les élèves qui obtiennent leur diplôme dans les délais prévus un prêt étudiant pourra être transformé en bourse donc le prêt n’aura pas à être remboursé en tout ou en partie.

2 Considérant les profits des banques et la prospérité des officiers de ces banques il est essentiel d’encadrer les octrois et les conditions des prêts étudiants. Idéalement les prêteurs devraient accorder des prêts sans intérêt pour une durée de 10 ans. De plus, les banques ne devraient PAS faire de profits avec les prêts étudiants ; si la banque du Canada prête à une fraction de 1 % les banques devraient charger les intérêts à ce taux ce serait ainsi un bon moyen de démontrer leur appréciation de la qualité de formation que reçoive nos diplômés.

3 Les diplômés devraient signer un engagement de fournir ici au moins l’équivalent de la durée de leurs études au cours de la première décennie suivant leur diplomation sinon des frais d’honneur devraient être imposés au prorata du coûts des études faites ; ainsi un professionnel dont les revenus hors Québec peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers de dollars devra remettre au gouvernement comme un impôt plusieurs dizaines de K$ pour chaque année de sa formation ; par exemple un diplômé dont la formation a duré 3 ans ( 8 mois ch ) qui quitte immédiatement le Québec devra verser 20 K$ X 3 ans dans les 10 ans suivant sa diplomation s’il quitte après 2 ans il aura à rembourser seulement 1 an = 20 K$.

4 Les étudiants étrangers qui profitent de gratuités ou de rabais devront payer les vrais coûts de leur formation. S’il y a des ententes internationales le gourvernement versera aux institutions les coûts complets de la formation des étudiants étrangers. Tous les étudiants, devront débourser équitablement les même frais de scolarité Sans exception pour les enfants du personnel universitaire, cadres et autres salariés des institutions post-secondaire.

5 Les grandes entreprises qui profitent avantageusement de centaines de diplômés devraient aussi verser des redevances à la formation, semblable à l’obligation de 1 % (de la masse salariale) de la formation de mise à niveau des travailleurs détenant un DES ou un DEP. Ainsi, les firmes d’ingénierie, de comptabilité, de sciences, d’avocats etc auraient à fournir pour montrer leur appréciation de la formation universitaire dont ils profitent ensuite.

6 Les investissements majeurs de constructions, d’infrastructures et d’équipements devront être sérieusement encadrés pour éviter des pertes dues à des dépenses mal décidées et gérées. [ilot Voyageur]

7 La rémunération, les conditions, primes et avantages de travail des dirigeants, cadres et enseignants des institutions post secondaires doivent être sérieusement définies révisées et respectées.

NB ; On doit considérer qu’il y avait 15 % de transferts fédéraux qui sont en baisse ;
s’organiser pour le maintien en récupérant les points d’impôts équivalents.

La partie venant des ministères Québécois doit être maintenue au moins à 50 %

Le 11 avril 2012
Jean-Paul

Jean-Michel

Le 1 mai 2012, à 4 h 14

J’ai une question pour tous les économistes de ce blogue.

Je ne suis pas un professionnel de la fiscalité, mais je comprend le point de vue du prof. Godbout que je compare (pardonnez ma vulgarisation simpliste) à un rabais postale. (Je ne dis pas ça pour insulter l’opinion de M. Godbout, c’est seulement ma manière de voir les choses)

Malgré que les prêts et bourses seraient majorés à l’augmentation des frais de scolarité et que par la suite de plus grands crédits d’impôts pourrons être obtenus, il n’en reste pas moins que cela reste des prêts. Vous pourrez me confirmer si j’ai raison ou tort, mais je crois qu’il y a intérêt sur ces prêts. Je sais qu’un étudiant peut demander des déductions, mais avec cette perspective, j’en conclue que au final se sont les contribuables qui paient ces intérêts. Étant donné que je ne suis pas un expert, j’aimerais que quelqu’un puisse me valider la pertinence de se point de vue.

Merci

Janick Lavoie

Le 2 mai 2012, à 7 h 21

C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai écouté votre analyse sur la proposition du gouvernement . Votre analyse semble faire l’unanimité chez les Richard Martineau de ce monde. Mais qu’en est-il vraiment?

Vous analysez froidement la proposition du gouvernement et parlez des familles avec un revenue de 45000$. Mais combien de famille québécoises on un tel revenu? Avec un salaire moyen au Québec de 42000$/personne. On est en mesure de dire que le salaire moyen par famille est de 84000$ par année non?

Ça serait bien intéressant de savoir combien d’étudiants universitaires vivent dans une famille de 60000$ et moins? Parce qu’il faut se le dire, la majorité des québécois vivent dans une famille de la classe moyenne donc entre 60000$ et 125000$. Et vous même vous le dites dans votre analyses, ces étudiants devront d’endetter via le système de prêt.

De plus analysons ce fameux 39 millions de bourse. Avec les frais qui seront dans 5 ou 7 ans à 3800$ on peut de manière simpliste diviser ce 39M par 3.8k pour voir combien d’étudiants pourraient être touchés par ce nouveau 39M…10000 étudiants…moins de 10% de la population étudiante. Ne soyez pas surpris que le mouvement étudiant rejette l’offre du gouvernement qui n’aide pas la majorité des étudiants.

Votre nom

Le 31 mai 2012, à 1 h 08

C’est entendu, la hausse des frais de scolarité pénalise presque exclusivement les parents des étudiants. Le seul moyen que la hausse pénalise directement les étudiants, c’est s’ils n’ont pas accès à suffisamment d’aide gouvernementale pour payer leurs études et que leurs parents refusent de payer la balance. Alors soit les étudiants ne pensent pas obtenir suffisamment pour pouvoir étudier, soit ils manifestent pour leurs parents.

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