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30 avril 2012

LE COMMERCE VERTICAL ET LA COMPÉTITIVITÉ

Par Analyses structurelles, Science économique

Les données sur les exportations présentement disponibles attribuent  la valeur ajoutée totale au dernier pays qui exporte. Or, cette mesure surestime la valeur des exportations pour le pays exportateur car elle comptabilise la valeur des biens et services chaque fois qu’ils passent une frontière. Dans certains cas, les  composantes d’un produit ou d’un service peuvent ainsi être comptées deux ou trois fois. Il se peut aussi qu’un intrant comprenne non seulement des biens intermédiaires mais aussi des biens finis.

Aussi, nous prônons depuis nombre d’années d’utiliser plutôt des données reposant sur la notion de commerce vertical soit en tenant compte des intrants importés servant dans les exportations et des intrants domestiques exportés pour revenir  dans les biens importés.

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24 avril 2012

LE PARADOXE DU SECTEUR MANUFACTURIER AMÉRICAIN

Par Gérard Bélanger Analyses structurelles

Au cours des trois dernières décennies, soit pour la période de 1980 à 2010, le secteur manufacturier américain se caractérise par un paradoxe : une chute importante de sa part dans l’emploi tout en conservant une part croissante de la production. Examinons les données.

L’emploi

Depuis au moins un siècle et demi, la part relative de l’emploi dans les services est croissante. Toutefois, les trois dernières décennies se caractérisent par l’importante chute de la part de l’emploi manufacturier par rapport à l’emploi non agricole aux États-Unis. Elle est passée de 20,7 pour cent en 1980 à 8,9 pour cent en 2010. L’importance relative des emplois manufacturiers a chuté de plus de la moitié, soit de 57 pour cent.

La production

Une telle évolution de l’emploi manufacturier ne devrait-elle pas se traduire par une part décroissante de ce secteur dans la production de toute économie? Paradoxalement, ce n’est pas le cas.

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23 avril 2012

ÉCONOMIE MONDIALE : PERSPECTIVES MITIGÉES

Par Économie financière et conjoncture

L’économie mondiale connaîtra une croissance relativement modeste en 2012. C’est ce que laissent croire les plus récentes «Perspectives de l’économie mondiale» du FMI publiées le 17 avril. Bien qu’il ait revu légèrement à la hausse son scénario de progression du PIB mondial par rapport à janvier dernier, cet organisme prévoit une croissance qui n’atteindrait que 3,5 % cette année; elle serait ainsi inférieure à celle de l’an dernier (3,9 %) et de 2010 (5,3 %). C’est évidemment mieux que durant la récession de 2008-2009, mais nettement moindre que durant la période d’expansion du milieu de la décennie précédente. La Banque du Canada, dans son Rapport sur la politique monétaire du 18 avril, retient aussi un scénario de légère amélioration des perspectives de l’économie de la planète, mais son estimation de la croissance n’est que de 3,2 %.

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19 avril 2012

L’EMPLOI A-T-IL DIMINUÉ AU QUÉBEC À LA FIN DE 2011?

Par Économie financière et conjoncture

Oui, selon une enquête de Statistique Canada (SC); non, selon une autre enquête de cet organisme.

Selon l’Enquête sur la population active (EPA), le Québec aurait affiché une perte nette de 61 000 emplois d’octobre à décembre 2011, ce qui a suscité bien des commentaires et des émois. D’après l’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures travaillées (EERH), l’emploi y est demeuré relativement stable, avec des variations mineures d’un mois à l’autre. Il est vrai que l’EPA inclut les travailleurs autonomes, contrairement à l’EERH. En les soustrayant, les pertes nettes d’emploi demeurent élevées : près de 46 000 emplois en moins, selon les données de l’EPA.

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16 avril 2012

DES NOUVELLES MESURES POUR ACCROITRE L’ACCESSIBILITE UNIVERSITAIRE

Par Luc Godbout Capital humain

Le remboursement de prêts proportionnel au revenu arrive enfin au Québec! 

Pour dénouer l’impasse qui perdure avec les associations étudiantes, le gouvernement a annoncé des changements importants dans l’Aide financière aux études (AFE). Certes, il maintient le cap sur la hausse des droits de scolarité, mais les modifications proposées ont pour effet d’accroître l’accessibilité universitaire.

 À chaque occasion qui s’offre à moi, je me fais un devoir de rappeler que les étudiants bénéficiant d’une bourse de l’AFE – 30 % des inscriptions à temps plein (1er et 2e cycles universitaires) en 2007-2008 – ne sont nullement touchés par la hausse des droits de scolarité. Chaque dollar additionnel payé en droits de scolarité entraîne une majoration de la bourse du même montant. Donc, une hausse de 1625$ provoque automatiquement une hausse de 1625$ de leur bourse.

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