Archives par mois:

Archives par catégorie:

30 avril 2014

Situation économique du Québec : au-delà des éléments macro-économiques et fiscaux

Par commerce international, Développement urbain et régional, Marché du travail, Politiques gouvernementales

Nos collègues C. Montmarquette et L. Godbout nous ont permis de faire le point sur les éléments macro-économiques et fiscaux nécessaires pour déterminer les défis à court et moyen terme auxquels nous faisons face.

Les délais ne leur ont pas permis d’aller au-delà de suggestions générales et d’énoncés d’objectifs sur les mesures fiscales nécessaires pour traiter du problème de déficit et de dette.

Laissons à d’autres l’analyse sur les mesures nécessaires pour réduire le rythme de dépenses publiques. Présentons ici, en résumé certains sujets qui nécessitent réflexions pour augmenter le rythme de croissance du PIB durable, notant que les deux volets de réflexions sont interdépendants.

Lire la suite

27 avril 2014

Un prix Nobel résume l’enseignement de l’économique en 350 mots

Par Gérard Bélanger Politiques gouvernementales, Science économique

En mai 2007, Thomas J. Sargent, corécipiendaire du prix Nobel d’économique en 2011, donnait un bref discours lors d’une collation des grades à l’Université de Californie à Berkeley. Voici en traduction libre, comment il résumait l’enseignement de l’économique en douze points avec seulement 350 mots :

Lire la suite

21 avril 2014

La contre-sélection dans une assurance santé collective

Par Gérard Bélanger Institutions, risque, Santé, Science économique

Le besoin d’assurance provient du désir de se prémunir contre une forte variabilité des conditions futures ou contre des situations catastrophiques. L’assurance répond donc à un besoin : se prémunir contre des risques importants. Outre les coûts administratifs, elle soulève deux problèmes majeurs : l’action cachée et l’information cachée.

Bien que ce blogue s’intéresse à un exemple concret d’information cachée, il est utile d’étudier brièvement l’action cachée. L’adhésion à une assurance modifie le comportement de l’assuré. L’assurance contre le vol diminue pour lui l’intérêt que pourrait présenter l’achat d’un système de protection sophistiqué, car les avantages d’un tel système sont alors considérablement réduits. C’est ce qu’on appelle l’effet de l’action cachée ou encore : le risque subjectif, le risque ou aléa moral, l’effet de prix pour l’économiste.

Le problème de l’action cachée est amplifié dans le cas des assurances qui ne se limitent pas à la protection contre des conditions futures très variables entre individus ou contre des situations catastrophiques. Ainsi, l’assurance maladie et l’assurance hospitalisation publiques, que nous connaissons, ne se limitent pas à protéger le citoyen contre des risques dont les coûts seraient élevés, mais rendent gratuits tous les soins de services de santé concernés. Elles en augmentent ainsi la quantité demandée de soins.

Lire la suite

16 avril 2014

UN ENGAGEMENT ÉLECTORAL DU PLQ À RÉÉVALUER

Par commerce international, Politiques gouvernementales

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a pris des engagements au cours de la dernière campagne électorale en vue d’appuyer les exportations des PME. L’un d’entre eux est libellé comme suit :

Offrir un crédit d’impôt de 50 % à l’exportation aux PME sur les coûts de transport liés aux activités d’exportation, du point d’origine au point de destination. Ce crédit d’impôt s’appliquera aux exportations interprovinciales et internationales. Ce crédit d’impôt aidera davantage les entreprises les plus éloignées des centres de distribution. Il incitera les entreprises à percer des marchés plus distants. Une entreprise pourra ainsi déduire 150 % de ses coûts de transport dans le calcul de son revenu imposable.

Lire la suite

7 avril 2014

L’ÉVOLUTION DE L’EMPLOI AU QUÉBEC: QUELQUES CONCLUSIONS

Par Pierre Fortin Capital humain, Marché du travail

La figure ci-dessous délaisse la moyenne mobile des taux d’emploi mensuels utilisée dans les billets précédents pour se pencher sur les données de chaque mois individuel. Elle fait le zoom sur l’évolution du taux d’emploi des 15-64 ans mois après mois depuis janvier 2010, c’est-à-dire depuis la fin de la récession de 2008-2009. Il va de soi que, sans moyenne mobile, la grande instabilité des variations mensuelles du taux d’emploi réapparaît. Mais, en contrepartie, on y gagne en immédiateté de l’observation.

Lire la suite