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19 janvier 2015

POUR L’ABOLITION DE L’IMPÔT SUR LE REVENU DES ENTREPRISES

Par Fiscalité

Les recettes provenant de l’impôt sur les revenus des entreprises sont en déclin tendanciel dans nombre de pays[1].  Nos voisins américains ont depuis longtemps appris à ne pas payer l’impôt sur les sociétés incorporées selon le mode traditionnel. Des questions se posent pour la fiscalité canadienne des entreprises. 

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12 janvier 2015

DÉRÉGLEMENTATION : FAUT-IL COMPENSER LES PERDANTS ?

Par Gérard Bélanger Agriculture, ressources naturelles,énergie et développement durable, Politiques gouvernementales, Rémunération, Science économique

Au cours du premier lustre des années soixante-dix, dans le cadre des travaux du Groupe de travail sur l’urbanisation, j’ai participé à une rencontre avec le ministre ontarien du Trésor, de l’Économie et des Affaires intergouvernementales, John White. Il formula une idée dont je me souviens encore aujourd’hui : toute proposition de changement législatif devrait imputer dès le départ un coût puisqu’une modification aux règles du jeu occasionne une perte pour plusieurs qui ont pris de bonne foi des décisions sous les règles existantes. Deux facteurs favorisaient l’énonciation de cette idée par ce ministre : son allégeance au parti conservateur et sa formation de maîtrise en économique à l’Université Western Ontario.

Une importante question est ici soulevée : lors d’une déréglementation, devrait-on dédommager les groupes qui sont pénalisés ?

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5 janvier 2015

DÉFAILLANCES DES MARCHÉS CONTRE DÉFAILLANCES DES GOUVERNEMENTS

Par Gérard Bélanger Analyses structurelles, Science économique

Étant une personne qui a retardé la prise de la retraite, des interlocuteurs me disent que c’est un signe manifeste que j’aime mon travail. C’est une vue positive de la situation. Cela peut tout aussi bien indiquer que la personne a des pauvres alternatives, ayant développé peu d’intérêts ou de hobbys. Elle peut aussi craindre le changement de situation et ainsi favoriser l’inertie. Comme le dit l’expression, toute médaille a son revers. Pour l’économiste, il faut considérer le coût d’opportunité ou de renonciation, soit la valeur de la meilleure autre action non réalisée.

De plus, nous vivons dans un mode compliqué. Il est nécessaire de manœuvrer dans les tempêtes. Les situations ne correspondent pas aux extrêmes du noir et du blanc, mais plutôt en de multiples teintes de gris. C’est un environnement inapproprié aux certitudes.

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