Professeur honoraire (Université de Montréal) et consultant

PISTES POUR ADAPTER LE MODÈLE QUÉBÉCOIS AU NOUVEAU CONTEXTE ÉCONOMIQUE ET TECHNOLOGIQUE

7 décembre 2015

Les membres de l’Institut des Générations  croient… que les constats exprimés (par les Lucides le 19 octobre 2005, à savoir le retard économique, le poids de la dette publique, le déclin démographique, et les défis de la concurrence asiatique) restent des problèmes majeurs. - Journal les Affaires, le 3 octobre 2015.

 On peut lire quotidiennement nombre de publications sur divers aspects de la mondialisation et des changements climatiques qui doivent nous amener à renouveler ou à adapter les politiques économiques et sociales du Québec. On y décrit, entre autres sujets, l’évolution des échanges internationaux et des technologies ainsi que les défis à relever à divers égards. Nous les examinerons ici afin d’en tirer quelques enseignements pour assurer un développement durable et inclusif. 

Voici quelques-unes des mutations qui nous obligent à revoir les politiques publiques et les modèles d’affaires des entreprises :

Parmi les manifestations du changement technologique auxquels les personnes, les entreprises, la société civile et les  organismes privés et publics doivent s’adapter notons:

En raison de ces mutations ou changements, les investissements en éducation, en recherche, en infrastructures ainsi que la  consommation de produits locaux doivent tenir une place encore plus importante qu’auparavant dans nos projets de développement économique.

Parmi les cibles pour faciliter l’adaptation du modèle québécois au nouveau contexte, mentionnons les suivantes :

 Découle aussi de cette analyse : 

Conclusion

Les initiatives identifiées ci-haut sont nombreuses et complexes. Leur conception et leur mise en oeuvre nécessitent la participation et la collaboration des entreprises, des syndicats, de la société civile, du gouvernement du Québec et des administrations municipales et régionales. Un tel chantier pourrait justifier la mise sur pied d’un Conseil économique et social du Québec. Un  nouveau modèle de développement économique et social pourrait en émaner.


[1] Voir E. Nyahoho et P.P.Proulx, Le Commerce international,  Presses de l’Université du Québec 4 ième édition, chapitre 7, Les mouvements de facteurs pour un examen plus détaillé de l’externalisation.

[2] R.Rajan, The export driven model of economic growth is dead, Weaker exchange rates raise input costs,  dans K. Carmichael’s Observer, le 31 août 2015.

[3] Le lecteur intéressé pourra consulter notre billet Les grappes industrielles face à  la mondialisation, Libres Échanges, 16 novembre 2015.

[4] Voir aussi Matthew M. Mench, High Hopes for Hydrogen, Fuel Cells and the Future of Energy, dans Foreign Affairs, November-December 2015, p. 117-124 pour un examen de problèmes et du potentiel dans le domaine  de l’hydrogène.

[5] À l’essai en Oregon et prochainement en Californie.

[6] D’où l’importance de ne pas imposer de tarifs sur les ponts autour de l’île de Montréal afin de ne pas «effriter» la région.

[7] Voir «Canada’s Urban Competitiveness Agenda», Martin Prosperity Institute, P. Florida et G. Spencer  martinprosperity.org, le 2 novembre 2015 pour une étude quantitative de la compétitivité des villes québécoises.

[8] La recommandation #18 du rapport de la Commission Godbout propose une «prime à la croissance des PME», soit une réduction de 10% à 4% pour les revenus imposables situés entre 100 000$ et 500 000$.

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