Dans la catégorie Capital humain

7 mai 2018

SUR DEUX FAÇONS DE DISCRIMINER CONTRE DES TRAVAILLEURS ÉTRANGERS

Par Gérard Bélanger Capital humain, Marché du travail

La vie courante présente différentes énigmes ou contradictions. Des situations ou des mesures, dont l’essence est comparable, reçoivent des appréciations différentes, pour les unes l’opprobre et pour les autres l’assentiment. Pour un spécialiste des sciences sociales, toute contradiction réelle ou apparente mérite d’être analysée non dans le but de dénoncer, mais plutôt d’essayer de comprendre.

Il est souvent conseillé d’éviter certains aspects d’un sujet puisqu’ils sont matière à controverses ou à l’imputation de mauvaises intentions. La question de ce texte s’y prête en étudiant la préférence accordée à l’emploi d’un travailleur de souche par rapport au travailleur étranger et les politiques favorisant la consommation de produits locaux plutôt que de produits importés.

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19 mars 2018

LA FISCALITÉ ET LA VALORISATION DU TRAVAIL

Par Luc Godbout Capital humain, Fiscalité, Marché du travail

Dès les années 1980, Jacques Parizeau indiquait que la sagesse populaire savait qu’il n’était guère intéressant pour les chômeurs ou les assistés sociaux de se remettre au travail, même quand le travail était disponible. Du même souffle, il indiquait qu’obtenir une promotion n’était pas particulièrement payant, même avec un revenu initial assez faible. Il concluait qu’il s’agissait d’un enjeu sérieux, car une société doit promouvoir l’intérêt financier au travail.

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8 mars 2018

LES FEMMES ÉCONOMISTES, UNE RESSOURCE RARE !

Par Judy Lafrenière Capital humain, Science économique

Je pense que nous sommes entrés dans une ère nouvelle et que nous reconnaissons que les femmes ont la capacité de produire d’excellents travaux scientifiques. Je pense que c’est un honneur d’être la première femme, mais je ne serai pas la dernière.

- Elinor Ostrom, Prix Nobel de science économique de 2009

De 1990 à 2015, la proportion de femmes détenant un grade universitaire a augmenté davantage que celle des hommes. La proportion de femmes détenant un grade universitaire est passée de 14 % à 35 % alors que celle des hommes est passée de 17 % à 29 %. Si les femmes sont en proportion quasi identiques aux hommes dans les programmes d’études supérieures, on constate que le choix du domaine d’étude est encore très stéréotypé. Parmi les diplômées universitaires de 25 à 34 ans, au moins 1 femme sur 5 est soit enseignante au primaire ou au secondaire, soit infirmière. C’était vrai en 1991, 2006, 2011, et encore aujourd’hui[1] ! Dans ce billet, je m’intéresse à la place des femmes au sein même de la profession d’économiste. Combien de jeunes femmes choisissent d’étudier l’économie ? Est-ce qu’elles ont accès aux mêmes possibilités d’avancement que les hommes ?

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5 février 2016

ÉTUDIANTS ÉTRANGERS : UN TEST D’ÉLASTICITÉ QUI POURRAIT S’AVÉRER COÛTEUX

Par Capital humain, Commerce international

Le gouvernement du Québec imposerait de nouvelles coupes budgétaires aux universités et, en guise de compensation partielle, il les autoriserait à augmenter les frais d’inscription chargés aux étudiants étrangers[1]. Le gouvernement donnerait ainsi suite à une recommandation de la Commission Robillard qui, elle-même, s’était appuyée sur une étude de CIRANO pour préconiser la déréglementation des frais d’inscription des étudiants internationaux[2]. Cette étude avançait que les universités québécoises pourraient vraisemblablement augmenter les frais d’inscription des étudiants étrangers sans subir une baisse sensible du nombre de ces derniers. Le gouvernement compterait aussi sur la baisse du taux de change pour limiter les effets de la hausse des frais sur les étudiants internationaux.

Le recteur de l’Université Laval a exprimé son désaccord. Selon lui, les étudiants internationaux qui fréquentent son université ont des moyens financiers limités de sorte que toute augmentation des frais d’inscription risque de détourner un bon nombre d’entre eux vers d’autres universités en dehors du Québec[3]. En somme, nous sommes en présence de deux estimations opposées de l’élasticité-prix des inscriptions d’étudiants étrangers dans les universités québécoises. Si jamais le recteur a raison, les pertes économiques engendrées par la mesure pourraient dépasser largement les économies annuelles de quelque 50 millions $ espérées par le gouvernement[4]

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11 janvier 2016

NOS RICHES SONT-ILS DE « VRAIS » RICHES?

Par Capital humain, Inégalités, Rémunération

Qui est riche? Il n’y a pas de réponse objective et définitive à cette question car chacun définit la richesse à sa façon. D’ailleurs, nous sommes riches par rapport à qui et à quoi?

Par exemple, selon une étude que j’ai menée et qui se base sur les statistiques fiscales des particuliers, le revenu individuel total des Québécois en 2011 était en moyenne de 40 600 $ par année. Selon Global Rich List, un calculateur de revenus (et de richesses) en ligne, ce revenu type de la classe moyenne au Québec, serait suffisant pour faire partie du 1 % le plus riche dans le monde!

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