Dans la catégorie commerce international

19 octobre 2015

QUEL SERA LE SORT RÉSERVÉ AU PARTENARIAT TRANSPACIFIQUE?

Par commerce international

Le Partenariat transpacifique (PTP) est, pour l’essentiel, un calque de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) et de ses Accords de coopération en matière d’environnement et de travail, si l’on se base, pour l’instant, sur le contenu de l’entente de principe survenue le 4 octobre dernier. Il y a bien sûr des ajouts ou des aménagements pour tenir compte de l’évolution de la façon de commercer de nos jours et pour faciliter l’adhésion  de pays en développement. Toutefois, son cadre de référence est bien l’ALÉNA. Le PTP en viendrait ainsi, en pratique, à étendre à neuf autres pays riverains du Pacifique la zone de libre-échange déjà en vigueur entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Il reste toutefois à compléter des étapes importantes, notamment la rédaction du texte formel de l’entente et à obtenir sa ratification chez les divers pays concernés.

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5 mai 2015

La Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures

Par commerce international, Institutions, Investissement, Politiques gouvernementales, Science économique

Introduction

 

Suite aux signatures de fondation de la Banque AIIB le 16 mars 2014, et malgré les avis des États-Unis à ses partenaires visant à les inciter à ne pas se joindre a l’AIIB, on y compte maintenant 57 pays membres. Le Luxembourg s’est joint le 11 mars 2015, l’Angleterre le 12 mars, la Suisse le 13 mars et, de toute évidence, le lancement de cette nouvelle institution, à l’instigation de la Chine, est largement acceptée.

Le Canada n’a pas à ce jour indiqué sa décision. Suivre les États-Unis, ou les avis d’un nombre grandissant d’experts en relations internationales qui sont de l’avis que l’on doit changer d’orientation vis-à-vis de l’AIIB, n’est pas la bonne décision, malgré leurs soucis concernant le non respect des droits d’auteur et des brevet et les autres projets à connotation militaire et politique de la Chine (voir E. Economy, The AIIB Debacle: What Washington Should do Now, Council on Foreign Relations le 16 mars 2015)

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1 avril 2015

Une approche alternative du commerce international (2)

Par commerce international, Science économique

Dans notre dernier billet, nous avons abordé l’approche postkeynésienne du commerce international sous les angles de la demande effective, son impact sur la balance des paiements et le rôle des taux de change. Pour compléter notre démonstration, ce billet démontrera que ce sont les avantages absolus, plutôt que les avantages comparatifs, qui mènent les échanges internationaux, dus au rôle déterminant des flux de capitaux.

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24 mars 2015

Une approche alternative du commerce international (1)

Par Analyses structurelles, commerce international, Croissance, Science économique

Basée sur les avantages comparatifs, la théorie économique orthodoxe du commerce international postule que la production d’un pays sera déterminée par des facteurs relevant de l’offre : technologies, préférences, emploi des ressources productives (capital, travail). S’il n’y a pas de contraintes au commerce, les prix des ressources (incluant le capital et les salaires) s’ajusteront pour produire une situation optimale de plein-emploi.

Nos billets abordant les approches néoclassique et postkeynésienne de la croissance et des prix ont démontré les limites de ces postulats; les niveaux de chômage et de croissance économique seraient davantage déterminés par la demande effective et la détermination des prix dépasse le simple principe de l’offre et la demande. Ce billet aborde la théorie postkeynésienne du commerce international sous les angles de la demande effective, son impact sur la balance des paiements et le rôle des taux de change.

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10 septembre 2014

MONDIALISATION 2.014

Par commerce international

Les économies nationales sont de plus en plus imbriquées dans des flux d’échanges internationaux touchant non seulement le commerce de biens et de services mais également les mouvements de personnes, de capitaux financiers et d’investissements matériels. De fait, le développement d’une économie locale, régionale ou nationale ne peut plus se concevoir en isolation et à partir des seuls facteurs internes. C’est dans ce contexte que l’Association des économistes québécois a tenu son congrès annuel en mai dernier sur le thème «Le Québec et l’économie mondiale». Le présent billet fait état des principaux éléments qui se dégagent des conférences. Il évoque aussi certains points qui n’ont pas été couverts par le programme du congrès.

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