Dans la catégorie Démographie

4 septembre 2018

ÉQUITÉ INTERGÉNÉRATIONNELLE, POLITIQUES PUBLIQUES ET TRANSPARENCE BUDGÉTAIRE

Par Luc Godbout Démographie, Développement durable, Finances publiques, Fiscalité

Il y a quelques semaines, dans le cadre d’une discussion organisée par l’Institut du Nouveau Monde et Le Devoir, les chefs de partis ont répondu aux questions des jeunes de 18 à 35 ans.

Dans le contexte électoral, voilà une occasion de positionner la notion d’équité intergénérationnelle.

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26 juillet 2018

LA NAVIGATION DANS L’ARCTIQUE : UN ENJEU ÉCONOMIQUE MAJEUR

Par Louis Bellemare Commerce international, transport

Le défi de la navigation commerciale dans l’Arctique

L’histoire n’a pas oublié la célèbre expédition de 1845 de John Franklin. Cet explorateur britannique cherchait dans l’Arctique le passage du Nord-Ouest, soit une route maritime qui permettrait de transiter de l’Atlantique au Pacifique en passant entre les îles du Grand Nord canadien [1]. Lui et ses hommes y laissèrent leur peau, prisonniers d’un immense territoire recouvert de glace. La tentative était toutefois justifiée. La distance entre l’Asie et l’Europe, en empruntant l’Arctique, est en effet presque deux fois plus courte que celle des routes maritimes traditionnelles, dont celles passant par Panama ou Suez (tableau 1). Le potentiel de gain économique est énorme puisque l’Asie et l’Europe représentent un immense marché l’une pour l’autre.

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8 janvier 2018

LA LOI JONES, UN BEL EXEMPLE DES EFFETS NOCIFS DU PROTECTIONNISME

Par Louis Bellemare Commerce international, transport

Les États-Unis représentent le cinquième de l’économie mondiale. Avec 19 924 kilomètres de côtes maritimes, 6 000 kilomètres de longueur de fleuve, les Grands Lacs d’une superficie de 250 000 km2, ne devraient-ils pas détenir la première marine marchande du monde ? [1] Après tout, l’économie américaine s’est imposée sur le plan international dans de nombreux domaines comme celui de l’automobile, des technologies de l’information, de l’aéronautique, de la chimie, de la culture. Pourquoi pas dans le secteur maritime ?

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23 novembre 2016

LE SPECTRE DE LA STAGNATION SÉCULAIRE

Par Croissance, Cycles économiques, Démographie

Depuis la crise financière de 2008, les gouvernements et les banques centrales ont cherché à redonner aux économies nationales et à l’économie mondiale les rythmes de croissance qu’elles avaient auparavant. Ils ont eu recours à des politiques monétaires très accommodantes qui ont amené certains observateurs à parler de distribution d’argent par hélicoptère, une image évoquée par Milton Friedman dans les années 1960. Ils ont aussi mis en œuvre des politiques budgétaires allant de l’austérité à la prodigalité. Ces tentatives n’ont produit que des résultats décevants jusqu’à maintenant. La croissance demeure poussive un peu partout et certains pays craignent une dynamique déflationniste qui ne ferait qu’empirer les choses. Plusieurs indicateurs témoignent de ce manque de tonus de l’économie mondiale. Ainsi, la figure 1 montre bien que tant les échanges que les investissements mondiaux n’ont toujours pas repris leur rythme de croissance d’avant 2008. Au contraire, ils semblent s’installer dans une léthargie durable.

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5 février 2016

ÉTUDIANTS ÉTRANGERS : UN TEST D’ÉLASTICITÉ QUI POURRAIT S’AVÉRER COÛTEUX

Par Capital humain, Commerce international

Le gouvernement du Québec imposerait de nouvelles coupes budgétaires aux universités et, en guise de compensation partielle, il les autoriserait à augmenter les frais d’inscription chargés aux étudiants étrangers[1]. Le gouvernement donnerait ainsi suite à une recommandation de la Commission Robillard qui, elle-même, s’était appuyée sur une étude de CIRANO pour préconiser la déréglementation des frais d’inscription des étudiants internationaux[2]. Cette étude avançait que les universités québécoises pourraient vraisemblablement augmenter les frais d’inscription des étudiants étrangers sans subir une baisse sensible du nombre de ces derniers. Le gouvernement compterait aussi sur la baisse du taux de change pour limiter les effets de la hausse des frais sur les étudiants internationaux.

Le recteur de l’Université Laval a exprimé son désaccord. Selon lui, les étudiants internationaux qui fréquentent son université ont des moyens financiers limités de sorte que toute augmentation des frais d’inscription risque de détourner un bon nombre d’entre eux vers d’autres universités en dehors du Québec[3]. En somme, nous sommes en présence de deux estimations opposées de l’élasticité-prix des inscriptions d’étudiants étrangers dans les universités québécoises. Si jamais le recteur a raison, les pertes économiques engendrées par la mesure pourraient dépasser largement les économies annuelles de quelque 50 millions $ espérées par le gouvernement[4]

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