Dans la catégorie Développement durable

4 novembre 2011

Le Québec et les GES: une vertu excessive?

Par Développement durable

Pour une large partie de la population, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) réputés responsables du changement climatique revêt un caractère prioritaire. La communauté des économistes semble aussi largement de cet avis. À cet égard, le rapport Stern (2006)[1], du nom d’un éminent économiste britannique, est souvent cité. Ce rapport estime les coûts d’une lutte efficace aux émissions de GES à entre 1 et 2 % du PIB. Bien qu’importants, ces coûts sont largement inférieurs à ceux que pourrait entraîner l’inaction en matière climatique. En effet,  le changement climatique pourrait à long terme provoquer des fléaux pouvant affecter à des degrés divers la plupart des pays: accroissement de la fréquence et de l’intensité des sécheresses, des inondations, des ouragans et des feux de forêt, destruction des zones côtières, effets du smog et des hausses de température sur la santé, diminution des rendements agricoles, disparition de certaines espèces animales, etc. En conséquence, une diminution  de 5 à 20% du PIB mondial est possible. Faisant écho, la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie publiait récemment une étude prévoyant pour le Canada des coûts annuels pouvant atteindre 5 milliards $ dès 2020  et entre 21 et 43 milliards en 2050.

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31 octobre 2011

Une nouvelle social-démocratie?

Par Développement durable

Le 24 octobre dernier avait lieu à Montréal une journée de réflexion sur le thème «Pour une social-démocratie renouvelée». Organisée par François Delorme, président sortant de l’Association des économistes québécois, la journée débutait par un colloque qui a attiré quelque 150 participants. Elle se poursuivait avec la présentation de «République : un abécédaire populaire» un film d’Hugo Latulippe donnant la parole à une trentaine de leaders politiques, culturels et intellectuels.

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21 octobre 2011

Éloge de l’égalité

Par Capital humain, Développement durable

La publication en 2009 du livre The Spirit Level, par deux épidémiologistes anglais, a fait couler beaucoup d’encre au pays de Margaret Thatcher. Ce n’est guère étonnant puisque le livre constitue un plaidoyer en faveur d’une reprise en charge par l’État de responsabilités dans la répartition des fruits de la croissance.

S’appuyant principalement sur des illustrations graphiques comparant plus d’une vingtaine de pays développés, dont le Canada, les auteurs, Richard Wilkinson et Kate Pickett, font différents constats qui vont presque tous dans le même sens. Selon eux, les sociétés les plus égalitaires sont les plus performantes sous l’angle du développement humain et la plupart des problèmes sociaux peuvent être corrélés aux écarts de revenus davantage qu’à l’insuffisance des revenus. Même l’obésité serait reliée au statut social et la criminalité à l’humiliation. Des corrélations semblables sont observables pour les grossesses adolescentes, la mortalité infantile, la maladie mentale, la confiance entre les individus (trust), l’émancipation des femmes, la consommation de drogues, l’espérance de vie, la performance scolaire, l’emprisonnement, la mobilité sociale. En fait, le suicide serait le seul problème social davantage présent dans les sociétés égalitaires. Les différences sont observables pour les pays riches comme pour les pays pauvres. En d’autres termes, les riches ont plus de problèmes aux États-Unis et au Royaume-Uni qu’au Japon ou en Suède, ces deux derniers pays étant nettement plus égalitaires que les deux précédents.

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17 octobre 2011

Inondations, tornades, prix des maisons et primes d’assurance : comment améliorer les rôles des secteurs privé et public ?

Par Développement durable

Introduction

Est-il nécessaire d’en demeurer au financement des dépenses découlant des inondations et tornades par des coupures budgétaires additionnelles telles celles que l’on vient de nous annoncer? Y a-t-il des changements à effectuer dans les politiques et pratiques privées et publiques pour faire face à de tels événements dont certains sont récurrents dans certaines régions et probables dans d’autres et ce, dans un contexte où les réactions individuelles, institutionnelles et gouvernementales sont souvent contre-intuitives?

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