Dans la catégorie Développement urbain et régional

25 novembre 2015

LA COMPÉTITIVITÉ DES VILLES QUÉBÉCOISES ET CANADIENNES SELON FLORIDA

Par Développement urbain et régional

Les connaissances, l’innovation et la créativité sont des déterminants des plus importants de la croissance économique durable et inclusive que nous poursuivons d’ou l’intérêt pour la performance des grandes villes québécoises dans ces domaines.

Selon une publication récente[1] de Richard Florida et Greg Spencer, la compétitivité et le développement économique durable au niveau métropolitain reposent sur le talent, la technologie et la tolérance. Les auteurs y indiquent comment les 147 villes-régions du Canada se situent concernant ces trois variables[2]. Dans le présent blogue, nous examinons leurs observations pour certaines villes québécoises et canadiennes.

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3 septembre 2015

PÉAGE SUR LE PONT CHAMPLAIN: QUE DISENT LES ÉCONOMISTES?

Par Développement urbain et régional, transport

L’instauration d’un péage sur le nouveau pont Champlain a soulevé bien des passions au cours des dernières années et il est bien possible que cette question refasse surface d’ici le parachèvement, prévu pour décembre 2018, de cette infrastructure de 4,2 milliards $.

Il est étonnant en un sens que cette question soit d’actualité. Au cours du Moyen-Âge et jusqu’au milieu du XXème siècle, les péages sur les routes, les ponts et les cours d’eau ont représenté un outil privilégié de financement pour les gouvernements et de profit pour les entrepreneurs privés. La prise de conscience que ces péages nuisaient à l’intégration des économies régionales ou nationales et qu’ils comportaient des coûts de collecte non négligeables a amené les décideurs publics un peu partout dans le monde à les abolir progressivement. Ce fut le cas pour le péage sur l’actuel pont Champlain en 1990. Le regain de popularité de cette forme de taxation s’explique sans doute par l’apparition de technologies électroniques qui rendent la collecte des péages plus souple et plus efficiente. Elle résulte aussi de la tendance, observable depuis les années 1980, à appliquer aux biens publics les principes de gestion des biens privés.

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19 avril 2015

L’IMPÔT FONCIER : DEUX ASSIETTES, DEUX TAUX ?

Par Développement urbain et régional, Finances publiques, Fiscalité, Gouvernance, Institutions, Science économique

Les taxes foncières sont une importante source de revenus fiscaux : en 2012 au Québec, elles rapportaient plus de 10,5 milliards de dollars. Si on réfère aux revenus consolidés des municipalités locales, les taxes foncières totalisaient 9 milliards dont 2,2 étaient spécifiques aux immeubles non résidentiels et industriels; elles représentaient la moitié des revenus de fonctionnement. En 2012-2013, la taxe foncière scolaire procurait 1,6 milliard soit 15% des revenus des commissions scolaires.

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1 mars 2015

ANTHONY DOWNS ET LE CYCLE D’ATTENTION À UNE QUESTION

Par Autre, Développement urbain et régional, Gouvernance, Politiques gouvernementales, Science économique

Un récent texte s’intéressait à l’incohérence des décisions collectives (ou au théorème d’impossibilité d’Arrow). Il s’agit ici de poursuivre le thème du contenant des processus politiques ou du comment se prennent les décisions gouvernementales en se référant à un texte d’Anthony Downs étudiant le cycle d’attention à un problème. Avant de résumer son analyse, il est pertinent de montrer l’importante contribution de cet économiste qui a une carrière non académique.

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29 septembre 2014

LES VILLES ET L’ÉCONOMIE – AMENER LES VILLES QUÉBÉCOISES AU 21E SIÈCLE

Par Mario Lefebvre Développement urbain et régional, Finances publiques, Fiscalité

Après avoir fait état dans les billets précédents[1] des difficultés financières auxquelles sont et seront confrontées les municipalités québécoises, nous proposons quelques pistes de solution dans ce dernier billet de la série.

Nous voici donc au 21e siècle avec des municipalités québécoises qui jouent un rôle économique de plus en plus grand sans pour autant avoir tous les leviers à portée de mains pour atteindre leur plein potentiel économique. Il est particulièrement étonnant de voir que les municipalités, créatrices d’une large part de la richesse, touchent très peu des retombées de cette richesse. En effet, une étude récente montre que pour une activité économique donnée, les municipalités ne touchent que 10 p. 100 ou moins de l’impôt généré par cette activité comparativement à 90 p. 100 ou plus pour les paliers supérieurs de gouvernement[2]. L’étude précise que c’est le recours à l’impôt foncier comme principale source de revenus qui limite les retombées pour les municipalités.

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