Dans la catégorie Économie financière et conjoncture

26 janvier 2015

LE MARCHÉ DU LOGEMENT AU CANADA: UNE SURÉVALUATION DE 30% SEMBLE EXAGÉRÉE

Par Mario Lefebvre Économie financière et conjoncture

En décembre dernier, le Gouverneur de la Banque du Canada, monsieur Stephen Poloz, a indiqué que l’un des risques au système financier canadien se trouve dans la potentielle surévaluation du marché du logement. Une surévaluation que le Gouverneur a chiffrée dans une fourchette de 10 à 30%. Cet article argumente que ce pronostic est pessimiste et que la probabilité que le prix moyen des logements au Canada recule de 30% est très mince, voire inexistante. De fait, même une correction de 10% semble peu probable.

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17 septembre 2014

INDICATEURS DE RÉCESSION

Par Cycles économiques, Économie financière et conjoncture, Indicateurs, Science économique

Mon premier article pour le blog de l’Association des économistes québécois,  «Récession : des repères», publié en octobre 2011, examinait les concepts de ralentissement, récession, dépression et crise. Je récidive cette fois-ci en mettant l’accent sur les indicateurs retenus pour déterminer si une économie est en récession.

Analystes et journalistes de l’actualité économique, qu’ils soient ou ne soient pas économistes, concluent, souvent et automatiquement, qu’il y a récession dès que le PIB réel d’une économie se contracte au cours de deux trimestres consécutifs. En outre, les politiciens se font parfois tendre le piège de se prononcer sur la définition d’une récession. Leur entourage les amène fréquemment à dire : c’est au moins deux trimestres consécutifs de baisse du PIB réel.

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29 juin 2014

Une norme essentielle à toute société : le respect des contrats

Par Gérard Bélanger Économie financière et conjoncture, Marché du travail, Retraites

Le projet de loi nº 3, intitulé Loi favorisant la santé financière des régimes de retraite à prestations déterminées dans le secteur municipal, contredit l’une des règles de base au bon fonctionnement de l’économie, soit le respect des contrats. Ces derniers ne peuvent pas être modifiés rétroactivement sans le consentement de toutes les parties.

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4 avril 2014

L’EMPLOI AU QUÉBEC: LE FACTEUR «FEMMES»

Par Pierre Fortin Économie financière et conjoncture, Marché du travail

Depuis 20 ans, le taux d’emploi du Québec a presque continuellement progressé à travers les hauts et les bas de la conjoncture économique pendant que les taux d’emploi de l’Ontario et des États-Unis ralentissaient ou reculaient.

Quelle est la source de la hausse incessante du taux d’emploi du Québec au cours de cette période ? C’est l’ascension ni plus ni moins que spectaculaire du taux d’activité des femmes québécoises. En 20 ans, de 1993 à 2013, le taux d’emploi des femmes de 15 à 64 ans du Québec est passé de 55 % à 70%. Celui des hommes de la même catégorie d’âge a été stationnaire ; il tourne autour de 73 % depuis 40 ans. Le taux de participation des femmes au marché du travail a donc presque rattrapé celui des hommes. Les normes sociales ont évolué. La scolarisation a progressé plus rapidement parmi les femmes que parmi les hommes. Et, grâce à des politiques comme les services de garde à tarif réduit et les congés parentaux étendus, la conciliation du travail et de la famille a été facilitée. À 80 % en 2013, le taux d’emploi des femmes de 25 à 54 ans était plus élevé au Québec que dans chacune des quatre autres grandes régions du Canada (Atlantique, Ontario, Prairies et Colombie-Britannique). 

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3 avril 2014

L’EMPLOI AU QUÉBEC: REGARDER AU-DELÀ DU COURT TERME

Par Pierre Fortin Économie financière et conjoncture, Marché du travail

Lorsqu’on veut avoir une idée juste de l’évolution de l’emploi sur un territoire dans le temps, on concentre habituellement l’attention sur une moyenne mobile des taux d’emploi mensuels.

Le taux d’emploi, comme on sait, est le pourcentage de la population qui occupe un emploi. En rapportant l’emploi à la population, on se trouve à tenir compte de la taille et de la croissance démographiques du territoire observé. La base démographique de référence qui est retenue par les organismes internationaux est habituellement la population de 15 à 64 ans, parce que c’est dans cette catégorie d’âge que se recrute l’immense majorité des travailleurs (97 % au Québec). L’indicateur utilisé est donc, plus précisément, le taux d’emploi des 15-64 ans. Pour n’oublier personne, il est recommandable de diviser le nombre de toutes les personnes employées de 15 ans ou plus par la population de 15 à 64 ans. 

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