Dans la catégorie Gouvernance

29 août 2017

POUR UNE CONSULTATION TRANSPARENTE SUR LES POLITIQUES PUBLIQUES

Par Noël Pellerin Évaluation, Gouvernance, Politiques gouvernementales

Les politiques publiques visent essentiellement trois objectifs : résoudre un problème, pallier une défaillance de marché ou améliorer une situation donnée. Mais, qu’est-ce qu’une bonne politique publique ?

Tant dans le domaine de l’élaboration des politiques publiques que dans celui de leur évaluation, un jeu de critères, faisant généralement consensus chez les experts, répond à cette question. Une politique publique, incluant la réglementation, est une bonne politique si elle est pertinente (vise la bonne cible), efficiente (atteint la cible au moindre coût) et applicable. Son avantage net, soit ses avantages moins ses inconvénients inévitables, est positif et supérieur à l’avantage net de la meilleure solution de rechange.

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11 novembre 2015

LA DYNAMIQUE DE LA PRODUCTION DE RAPPORTS

Par Gérard Bélanger Gouvernance, Science économique

Les évènements ont attiré mon attention sur deux récents rapports. Aiguillonné par le titre d’un journal Ramener la démocratie à Ottawa, j’ai lu la publication du Forum des politiques publiques Un redémarrage s’impose : neuf moyens de rétablir la confiance dans les institutions publiques canadiennes. Elle propose «…de redynamiser le système de  gouvernance du secteur public et lui permettre de retrouver son équilibre.» À la même période, un ami fonctionnaire de longue date s’est dit intéressé à échanger sur le Rapport de la Commission de révision permanente des programmes Cap sur la performance. Il recommande la mise en place d’un mécanisme de révision permanente des programmes.

Il ne s’agit pas ici de résumer ces publications mais plutôt de réfléchir sur l’absence générale de profondeur de tels documents. Quel est le problème ou la dynamique de la production de rapports?

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25 octobre 2015

Le décrochage des jeunes enseignants : une autre hypothèse

Par Gérard Bélanger Gouvernance, Institutions, Marché du travail, Politiques gouvernementales

Le premier paragraphe d’un récent texte d’un journal résumait bien le message d’une recherche universitaire sur la désertion professionnelle des jeunes enseignants : « Près du quart des jeunes enseignants québécois décrochent parce qu’ils sont débordés et héritent des classes les plus difficiles, selon une récente étude, une situation jugée «préoccupante» par ses auteurs.» Plus loin, l’information suivante était fournie : « À titre de comparaison, une analyse du ministère de l’Éducation évaluait le taux de décrochage des jeunes enseignants à 17 % en 2003.»

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4 août 2015

Donnons le pouvoir aux experts !

Par Gérard Bélanger Gouvernance

« À moins que les philosophes ne deviennent rois dans les États, ou que ceux qu’on appelle rois et souverains ne deviennent de vrais et sérieux philosophes, et qu’on ne voie réunies dans le même sujet la puissance politique et la philosophie, il n’y aura pas de relâche aux maux qui désolent les États, ni même, je crois, à ceux du genre humain. » Platon, La République, V, 473c.

Si chacun regarde la réalité à travers une fenêtre plus ou moins étroite, il en découle des prescriptions favorables aux intérêts de celui qui est impliqué. La citation du philosophe Platon tirée de La République datée de 380 avant J.-C. en est une bonne illustration : le philosophe-roi est le dirigeant idéal de la cité, éclairé par la culture, l’art et la pensée. Il propose d’ailleurs une conception romantique du dirigeant : « Aucun homme, quel qu’il soit, en aucune fonction de direction, dans la mesure où il exerce cette direction, ne considère ce qui est son intérêt propre, ni le prescrit, mais bien ce qui est utile à celui qu’il dirige et par rapport auquel il est l’expert en son art. » (I, 342e). Il devient un chevalier.

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28 mai 2015

La direction des réseaux devant les contraintes budgétaires

Par Gérard Bélanger Finances publiques, Gouvernance, Institutions, Politiques gouvernementales

Les différents réseaux d’institutions des secteurs de l’éducation et de la santé-services sociaux représentent une déconcentration du gouvernement; elle réfère à une diffusion de la gestion sur le territoire. Les unités déconcentrées sont en très grande partie financées et contrôlées par une autorité centrale, ici le gouvernement provincial, d’où leur manque d’autonomie.

Les administrateurs de ces réseaux deviennent des intermédiaires entre le gouvernement et le vécu de leur organisation comprenant personnels et usagers. Comment réagissent-ils au présent resserrement budgétaire ? Avant d’analyser la question, une référence anecdotique illustre la situation.

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