Dans la catégorie Marché du travail

2 avril 2013

MIGRATION DE LA MAIN-D’ŒUVRE AGRICOLE ET PROSPÉRITÉ CHINOISE

Par Analyses structurelles, Démographie, Marché du travail

Au recensement de 1891, les secteurs  de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche représentaient au Canada 48 pour cent de l’emploi contre 2 pour cent en 2012. Ainsi, les secteurs primaires ont servi de réservoir de main-d’œuvre pour le reste de l’économie. En migrant vers les secteurs de la fabrication ou des services, la main-d’œuvre excédentaire des secteurs primaires a pu toucher de meilleurs revenus et l’économie dans son ensemble est devenue plus prospère grâce à un emploi plus productif des ressources. Le cas du Canada n’a rien d’exceptionnel. Tous les pays développés sont passés d’une économie fortement concentrée dans les secteurs primaires vers une économie où ces secteurs ne représentent plus qu’une faible proportion de l’emploi.

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4 mars 2013

LE TEMPS EST VENU DE PARLER DE CONCILIATION TRAVAIL-RETRAITE

Par Capital humain, Démographie, Marché du travail

Suite à une série d’entrevues données à la radio de Radio-Canada le 12 février dernier, j’ai dû rassembler quelques idées sur la question du maintien au travail des personnes « âgées ». Premièrement,  il convient de rappeler que l’introduction aux entrevues faisait part du fait que 7 millions de Canadiens prendraient leur retraite au cours de 20 prochaines années, ce qui n’est pas une mince affaire. Dans le contexte de pénuries anticipées et d’une menace à la croissance économique, il convenait donc de se poser la question de savoir si on devait et si on pouvait maintenir les personnes âgées à l’emploi face au problème du vieillissement démographique.

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7 mars 2012

CULTURE, NATURE ET (IN)ÉGALITÉ DES SEXES EN EMPLOI

Par Capital humain, Marché du travail, Rémunération

La journée du 8 mars invite à faire le point sur la situation de la femme sur le marché du travail. Qu’en est-il des efforts entrepris pour en arriver à une plus grande égalité des sexes en emploi?

Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, les revenus moyens des femmes ne représentent toujours que 80% de celui des hommes[1] et une étude portant sur la rémunération des diplômés américains révèle qu’à niveau de formation égal les femmes gagnent 23% de moins que les hommes au cours de leur carrière[2]. Au Québec, la rémunération horaire moyenne des femmes en 2011 ne représentait toujours que 88,2% de celle des hommes malgré que des progrès aient été réalisés (84,% en 1997). Par ailleurs, toujours au Québec, en 2008, les cadres supérieurs masculins touchaient un revenu moyen  avant transferts de 133 249$ soit 24% de plus que leurs homologues féminins (107 738$[3]). 

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2 février 2012

L’INTÉGRATION ÉCONOMIQUE ET LE QUÉBEC

Par Démographie, Marché du travail, Rémunération

Quelques-unes des applications les plus puissantes de l’économique au domaine politique s’appuient sur une application soignée et cohérente des principes de base au lieu de recourir à la théorie de fantaisie apprise aux études graduées.  Schmalensee (2009 : 25)

À la suite des conseils de Schmalensee, ce texte applique une idée simple à l’économie du Québec. Il s’agit de prendre conscience des effets de l’intégration de son économie au marché commun canadien.

Dans une économie complètement fermée sur l’extérieur ou autarcique, la quantité des facteurs de production, capital et travail, est fixe et leurs prix varient en fonction des conditions intérieures. Pour une économie ouverte ou intégrée au monde extérieur, c’est le contraire: les prix sont déterminés de l’extérieur et ce sont maintenant les quantités de facteurs qui varient vu leur mobilité. Pour les économistes, ce modèle est celui de la « petite économie ».

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13 janvier 2012

LES THÈSES DE MICHAEL SPENCE SUR L’EMPLOI ET LA MONDIALISATION : DES PISTES POUR LE CANADA?

Par Marché du travail

L’article qui suit est le troisième d’une série portant sur les relations pouvant être établies entre la mondialisation et le marché de l’emploi. Le premier article, publié le 5 décembre dernier sur Libres Échanges,   présentait le point de vue du prix Nobel Michael Spence quant aux liens entre le recul économique des États-Unis et la mondialisation. Pour favoriser l’adaptation aux effets de la mondialisation, Spence s’oppose à des coupures importantes de dépenses publiques. Pour lui, l’optimum à moyen terme serait de réduire la consommation et de favoriser les investissements en capital humain. En outre, Spence prône la création d’emplois dans les segments à haute valeur ajoutée. Il appelle aussi une réforme de la fiscalité pour la simplifier et la reconfigurer en vue de promouvoir la compétitivité, l’investissement et l’emploi. Il recommande en outre la diminution du taux d’impôt sur les entreprises américaine pour favoriser leurs activités aux É.-U. Le deuxième article, publié le 16 décembre, faisait état des objections présentées par Richard Katz et Robert Lawrence aux idées de Spence et des réponses de ce dernier. Dans ce 3e article de la série, nous examinons les applications possibles des idées de Spence au contexte canadien.

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