Dans la catégorie Marché du travail

19 mars 2018

LA FISCALITÉ ET LA VALORISATION DU TRAVAIL

Par Luc Godbout Capital humain, Fiscalité, Marché du travail

Dès les années 1980, Jacques Parizeau indiquait que la sagesse populaire savait qu’il n’était guère intéressant pour les chômeurs ou les assistés sociaux de se remettre au travail, même quand le travail était disponible. Du même souffle, il indiquait qu’obtenir une promotion n’était pas particulièrement payant, même avec un revenu initial assez faible. Il concluait qu’il s’agissait d’un enjeu sérieux, car une société doit promouvoir l’intérêt financier au travail.

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18 février 2016

LE REVENU MINIMUM GARANTI : UN TRAIN QUI EN CACHE D’AUTRES

Par Inégalités, Marché du travail, Rémunération

Lors du dernier remaniement ministériel, le premier ministre a confié au ministre François Blais le mandat de réfléchir sur la possibilité et l’intérêt d’instaurer un revenu minimum garanti (RMG).  Que signifie cet intérêt du gouvernement pour le RMG ?

Un effet immédiat d’un RMG universel et inconditionnel serait de réduire au moins partiellement les frais administratifs associés à la gestion des programmes de sécurité sociale. Ces frais étaient de 133 M$ en 2014-2015[1]. Ce n’est pas négligeable mais cela demeure minime sur un budget de 100 milliards $.

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25 octobre 2015

Le décrochage des jeunes enseignants : une autre hypothèse

Par Gérard Bélanger Gouvernance, Institutions, Marché du travail, Politiques gouvernementales

Le premier paragraphe d’un récent texte d’un journal résumait bien le message d’une recherche universitaire sur la désertion professionnelle des jeunes enseignants : « Près du quart des jeunes enseignants québécois décrochent parce qu’ils sont débordés et héritent des classes les plus difficiles, selon une récente étude, une situation jugée «préoccupante» par ses auteurs.» Plus loin, l’information suivante était fournie : « À titre de comparaison, une analyse du ministère de l’Éducation évaluait le taux de décrochage des jeunes enseignants à 17 % en 2003.»

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16 septembre 2015

LE SECTEUR PUBLIC QUÉBÉCOIS: UN MARCHÉ IMPARFAIT

Par Capital humain, Marché du travail, Politiques gouvernementales

Depuis la publication par Adam Smith de «Recherches sur la nature et les causes de la Richesse des nations», le paradigme du marché constitue une des bases sur lesquelles s’est édifiée la science économique. Le libre fonctionnement du marché est réputé conduire à la meilleure utilisation des ressources à la disposition d’une société donnée. Adam Smith et d’autres après lui ont quand même fait observer que le marché ne pouvait produire ses bienfaits que si certaines conditions assurant une concurrence pure et parfaite étaient respectées. Une de ces conditions consiste en la présence d’un nombre suffisant d’offreurs et de demandeurs pour assurer une concurrence effective. 

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13 avril 2015

L’EMPLOI AU QUÉBEC : UNE SOURCE FIABLE, MAIS NÉGLIGÉE, DE DONNÉES

Par Jules Dufort et Jean-Pierre Furlong Indicateurs, Marché du travail

L’évolution de l’emploi au Québec contribue à faire réélire ou à défaire le gouvernement; elle sème aussi parfois le doute sur son efficacité en matière économique. Elle joue sur la confiance des consommateurs et, par conséquent, sur leur propension à consommer. Elle suscite bien des analyses et des commentaires au moins une fois par mois, le jour où les données sur sa situation sont publiées. Et pourtant, la principale source de renseignements utilisée, l’Enquête sur la population active (EPA), comporte des marges d’erreur importantes, sans que ce soit nécessairement signalé, même si Statistique Canada (SC) publie ces marges. L’autre source, l’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures travaillées (EERH), offre des statistiques sur l’emploi dont la qualité est excellente selon SC, mais sa publication mensuelle passe sous le radar des médias et des analystes.

Pourquoi l’EERH est-elle plus fiable que l’EPA?

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