7 mars 2012
Par Jean-Claude Cloutier — Capital humain, Marché du travail, Rémunération
La journée du 8 mars invite à faire le point sur la situation de la femme sur le marché du travail. Qu’en est-il des efforts entrepris pour en arriver à une plus grande égalité des sexes en emploi?
Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, les revenus moyens des femmes ne représentent toujours que 80% de celui des hommes[1] et une étude portant sur la rémunération des diplômés américains révèle qu’à niveau de formation égal les femmes gagnent 23% de moins que les hommes au cours de leur carrière[2]. Au Québec, la rémunération horaire moyenne des femmes en 2011 ne représentait toujours que 88,2% de celle des hommes malgré que des progrès aient été réalisés (84,% en 1997). Par ailleurs, toujours au Québec, en 2008, les cadres supérieurs masculins touchaient un revenu moyen avant transferts de 133 249$ soit 24% de plus que leurs homologues féminins (107 738$[3]).
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2 février 2012
Par Gérard Bélanger — Démographie, Marché du travail, Rémunération
Quelques-unes des applications les plus puissantes de l’économique au domaine politique s’appuient sur une application soignée et cohérente des principes de base au lieu de recourir à la théorie de fantaisie apprise aux études graduées. Schmalensee (2009 : 25)
À la suite des conseils de Schmalensee, ce texte applique une idée simple à l’économie du Québec. Il s’agit de prendre conscience des effets de l’intégration de son économie au marché commun canadien.
Dans une économie complètement fermée sur l’extérieur ou autarcique, la quantité des facteurs de production, capital et travail, est fixe et leurs prix varient en fonction des conditions intérieures. Pour une économie ouverte ou intégrée au monde extérieur, c’est le contraire: les prix sont déterminés de l’extérieur et ce sont maintenant les quantités de facteurs qui varient vu leur mobilité. Pour les économistes, ce modèle est celui de la « petite économie ».
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5 décembre 2011
Par Pierre-Paul Proulx — Marché du travail, Rémunération
L’article qui suit est le premier d’une série de trois portant sur les relations pouvant être établies entre la mondialisation et le marché de l’emploi. Ce premier article présente le point de vue du prix Nobel Michael Spence. Les articles subséquents porteront l’un sur les critiques de Richard Katz et Robert Z. Lawrence, et l’autre sur les enseignements pouvant être dégagés pour le Canada.
Plusieurs indicateurs témoignent de l’ampleur des problèmes actuels de l’économie américaine[1] :
À cette liste, il faut ajouter qu’un travailleur sur 11 est en chômage (14 millions de chômeurs) et que les salaires des emplois trouvés après deux ans de chômage sont de 17% plus bas que ceux dans les emplois occupés précédemment[2]. De plus, une polarisation des emplois est observée: les emplois les plus qualifiés ont augmenté de 100% entre 1980 et 2009, les emplois moyennement qualifiés de 46% et les emplois peu qualifiés de 110%[3]. Par ailleurs, la situation européenne et la concurrence soutenue des pays du BRIC (on anticipe que le taux de croissance de la Chine sera de 8,5% en 2012) ne font que rendre plus difficiles les solutions aux problèmes américains.
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14 novembre 2011
Par Pierre-Paul Proulx — Marché du travail, Rémunération
La compétitivité du Canada
Selon le Global Competitiveness Index la performance économique du Canada s’est améliorée, passant de la 13ième position en 2005 à la 16ième position en 2006, puis de la 10ième sur 139 pays en 2010 à la 12ième sur 142 and 2011-2012. Le pourcentage de sa population en âge de travailler qui a un emploi est passé de 54,5% en 1970 à 64,1% en 2005 et à 62,3% en 2010, ce qui situe le Canada au 2ième rang des pays de l’OCDE ayant fait l’objet d’une étude[1] de la Resolution Foundation d’Angleterre de laquelle proviennent les données statistiques que nous citons ci-après.
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20 octobre 2011
Par Jean-Michel Cousineau — Capital humain, Marché du travail, Rémunération
La question des inégalités de revenus a retenu l’attention de nombreux économistes au Québec comme un peu partout ailleurs dans le monde.
• Pour certains, l’inégalité des revenus est une préoccupation qui fait l’objet d’une enquête et d’un questionnement. Pourquoi les inégalités sont ce qu’elles sont? Pourquoi ont-elles évolué comme elles l’ont fait?
• Pour d’autres, il importe de savoir si l’inégalité des revenus conduit à un ensemble de calamités sociales (criminalité, inégalités de santé, décrochage scolaire,…) que l’on peut associer aux inégalités (Wilkinson et Pickett, 2010). Finalement, il y a ceux qui lui attribuent la cause ultime de la récession de 2008 (Attali 2008) puis ceux (Reich 2011, Courchesne 2011) qui la perçoivent comme un empêchement pérenne à la reprise économique américaine.
• À l’autre extrême, il y a ceux qui considèrent que les préoccupations de ce genre sont une perte de temps (Feldstein 1998) : tant que les riches ne s’enrichissent pas au détriment des autres classes de revenus il y a amélioration parétienne. C’est la pauvreté, c’est-à-dire les personnes et les familles qui vivent sous les seuils de pauvreté dont il faut se préoccuper.
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