Dans la catégorie Rémunération

16 août 2016

PRODUCTIVITÉ ET RÉMUNÉRATION : UNE COMPARAISON QUÉBEC-ONTARIO

Par , Analyses structurelles, Rémunération

Un article récent de Jules Dufort portait sur les pièges à éviter dans le calcul et l’analyse de la productivité du travail. Il y indiquait que le  niveau de la productivité du travail s’obtient en divisant la valeur de la production par les intrants de travail. En pratique,  on la mesure en divisant le PIB nominal[1] évalué aux prix de base par les heures travaillées. Cet article présentait également les trois conditions de base à respecter pour réaliser des comparaisons entre le Québec et l’Ontario:

▪ les comparaisons doivent se limiter au secteur des entreprises commerciales, ce qui exclut les administrations publiques, les services publics de santé et d’éducation ainsi que les entreprises à but non lucratif;

▪ elles doivent tenir compte des différences de structure industrielle (c’est-à-dire des différences dans l’importance relative des industries)[2]; et,

▪ les prix obtenus par les producteurs de biens et de services doivent être identiques  au Québec et en Ontario.

Depuis la publication de cet article, nous avons obtenu des compilations spéciales de Statistique Canada[3] permettant de comparer adéquatement les niveaux de productivité et la rémunération du travail au Québec et en Ontario, pour dix-neuf industries productrices de biens et services (incluant la fabrication)  et pour les dix-neuf sous-catégories composant l’industrie de la fabrication.

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24 mars 2016

POURQUOI IL FAUT TAXER DAVANTAGE LES RICHES

Par Fiscalité, Inégalités, Rémunération

Dans une nouvelle étude sur les causes et les conséquences des inégalités, cinq économistes du Fonds monétaire international (FMI) concluent que plus les riches sont riches, plus la croissance économique sera faible, voire même légèrement négative à moyen terme. La croissance économique serait plutôt stimulée et soutenue par l’enrichissement des moins nantis et de la classe moyenne.

Ces chercheurs du FMI soutiennent que l’impôt peut et doit faire partie des solutions pour réduire les inégalités :

Le rôle redistributif des politiques fiscales pourrait être renforcé par un recours accru à l’impôt sur la fortune et sur les impôts fonciers, par un impôt sur le revenu plus progressif, et par la suppression des échappatoires permettant l’évasion fiscale (p. 30, traduction libre).

Est-ce réaliste et souhaitable?

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18 février 2016

LE REVENU MINIMUM GARANTI : UN TRAIN QUI EN CACHE D’AUTRES

Par Inégalités, Marché du travail, Rémunération

Lors du dernier remaniement ministériel, le premier ministre a confié au ministre François Blais le mandat de réfléchir sur la possibilité et l’intérêt d’instaurer un revenu minimum garanti (RMG).  Que signifie cet intérêt du gouvernement pour le RMG ?

Un effet immédiat d’un RMG universel et inconditionnel serait de réduire au moins partiellement les frais administratifs associés à la gestion des programmes de sécurité sociale. Ces frais étaient de 133 M$ en 2014-2015[1]. Ce n’est pas négligeable mais cela demeure minime sur un budget de 100 milliards $.

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11 janvier 2016

NOS RICHES SONT-ILS DE « VRAIS » RICHES?

Par Capital humain, Inégalités, Rémunération

Qui est riche? Il n’y a pas de réponse objective et définitive à cette question car chacun définit la richesse à sa façon. D’ailleurs, nous sommes riches par rapport à qui et à quoi?

Par exemple, selon une étude que j’ai menée et qui se base sur les statistiques fiscales des particuliers, le revenu individuel total des Québécois en 2011 était en moyenne de 40 600 $ par année. Selon Global Rich List, un calculateur de revenus (et de richesses) en ligne, ce revenu type de la classe moyenne au Québec, serait suffisant pour faire partie du 1 % le plus riche dans le monde!

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12 janvier 2015

DÉRÉGLEMENTATION : FAUT-IL COMPENSER LES PERDANTS ?

Par Gérard Bélanger Agriculture, ressources naturelles,énergie et développement durable, Politiques gouvernementales, Rémunération, Science économique

Au cours du premier lustre des années soixante-dix, dans le cadre des travaux du Groupe de travail sur l’urbanisation, j’ai participé à une rencontre avec le ministre ontarien du Trésor, de l’Économie et des Affaires intergouvernementales, John White. Il formula une idée dont je me souviens encore aujourd’hui : toute proposition de changement législatif devrait imputer dès le départ un coût puisqu’une modification aux règles du jeu occasionne une perte pour plusieurs qui ont pris de bonne foi des décisions sous les règles existantes. Deux facteurs favorisaient l’énonciation de cette idée par ce ministre : son allégeance au parti conservateur et sa formation de maîtrise en économique à l’Université Western Ontario.

Une importante question est ici soulevée : lors d’une déréglementation, devrait-on dédommager les groupes qui sont pénalisés ?

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