Dans la catégorie transport

8 mai 2019

FAUT-IL S’ATTENDRE À UNE TAXE SPÉCIFIQUE SUR l’ESSENCE POUR FINANCER LE RÉSEAU STRUCTURANT À QUÉBEC ?

Par Louis Bellemare Développement urbain et régional, transport

À Québec, certaines personnes du milieu politique et des gens d’affaires s’impatientaient dernièrement de ne pouvoir obtenir un engagement du gouvernement fédéral concernant le financement du projet de « réseau structurant de transport en commun ». Selon ce qui est prévu, les gouvernements supérieurs assureraient l’essentiel du financement. Sur les quelque 3,3 milliards de $ que coûterait le projet, le gouvernement du Québec contribuerait à hauteur de 1,8 milliard de $, Ottawa 1,2 milliard de $ et la Ville de Québec 300 millions de $.

Lire la suite

15 janvier 2019

UN TROISIÈME LIEN : POUR OU CONTRE ? QUELQUES ARGUMENTS ÉCONOMIQUES

Par Jean Dubé transport

Depuis déjà plusieurs mois, un « débat » fait rage à Québec : devrait-on (ou non) construire un troisième lien (pont) permettant de lier la Rive-Nord à la Rive-Sud? Ce débat (ou plutôt polarité émotionnelle) a d’abord émergé d’opinions portées par la population (et la radio), et a rapidement été intégré dans les plus récentes campagnes électorales (municipale et provinciale). Le but de ce court article n’est pas de relancer le débat sur le troisième lien (puisque l’on a déjà annoncé qu’il allait être construit), mais plutôt de revenir sur la logique qui justifie la présence d’une telle infrastructure. Pour le moment, l’argumentaire s’est surtout fait par le biais de l’arène politique. Qu’en est-il de la position économique derrière une telle décision ? Est-ce que la construction d’une nouvelle infrastructure permettant d’enjamber le fleuve Saint-Laurent et de connecter plus directement Québec et Lévis est une bonne décision économique ? Les lignes qui suivent tentent d’apporter quelques réponses à certaines positions qui sont actuellement défendues publiquement au nom de « l’économique ».

Lire la suite

28 septembre 2018

Administration des ports canadiens : des réformes s’imposent

Par Louis Bellemare transport

Pour des raisons historiques, les administrations portuaires ont des droits d’utilisation du sol sur de vastes territoires. Mais, leurs activités, lorsqu’elles sont à proximité des centres-villes, sont souvent perçues par les résidents locaux comme dérangeantes, polluantes et inesthétiques. Pour cette raison, les territoires portuaires sont convoités pour d’autres projets qui s’intègrent mieux à l’environnement urbain. Ces projets ont le plus souvent l’appui de la population.

Lire la suite

26 juillet 2018

LA NAVIGATION DANS L’ARCTIQUE : UN ENJEU ÉCONOMIQUE MAJEUR

Par Louis Bellemare Commerce international, transport

Le défi de la navigation commerciale dans l’Arctique

L’histoire n’a pas oublié la célèbre expédition de 1845 de John Franklin. Cet explorateur britannique cherchait dans l’Arctique le passage du Nord-Ouest, soit une route maritime qui permettrait de transiter de l’Atlantique au Pacifique en passant entre les îles du Grand Nord canadien [1]. Lui et ses hommes y laissèrent leur peau, prisonniers d’un immense territoire recouvert de glace. La tentative était toutefois justifiée. La distance entre l’Asie et l’Europe, en empruntant l’Arctique, est en effet presque deux fois plus courte que celle des routes maritimes traditionnelles, dont celles passant par Panama ou Suez (tableau 1). Le potentiel de gain économique est énorme puisque l’Asie et l’Europe représentent un immense marché l’une pour l’autre.

Lire la suite

8 janvier 2018

LA LOI JONES, UN BEL EXEMPLE DES EFFETS NOCIFS DU PROTECTIONNISME

Par Louis Bellemare Commerce international, transport

Les États-Unis représentent le cinquième de l’économie mondiale. Avec 19 924 kilomètres de côtes maritimes, 6 000 kilomètres de longueur de fleuve, les Grands Lacs d’une superficie de 250 000 km2, ne devraient-ils pas détenir la première marine marchande du monde ? [1] Après tout, l’économie américaine s’est imposée sur le plan international dans de nombreux domaines comme celui de l’automobile, des technologies de l’information, de l’aéronautique, de la chimie, de la culture. Pourquoi pas dans le secteur maritime ?

Lire la suite