8 mars 2018

LES FEMMES ÉCONOMISTES, UNE RESSOURCE RARE !

Par Judy Lafrenière Capital humain, Science économique

Je pense que nous sommes entrés dans une ère nouvelle et que nous reconnaissons que les femmes ont la capacité de produire d’excellents travaux scientifiques. Je pense que c’est un honneur d’être la première femme, mais je ne serai pas la dernière.

- Elinor Ostrom, Prix Nobel de science économique de 2009

De 1990 à 2015, la proportion de femmes détenant un grade universitaire a augmenté davantage que celle des hommes. La proportion de femmes détenant un grade universitaire est passée de 14 % à 35 % alors que celle des hommes est passée de 17 % à 29 %. Si les femmes sont en proportion quasi identiques aux hommes dans les programmes d’études supérieures, on constate que le choix du domaine d’étude est encore très stéréotypé. Parmi les diplômées universitaires de 25 à 34 ans, au moins 1 femme sur 5 est soit enseignante au primaire ou au secondaire, soit infirmière. C’était vrai en 1991, 2006, 2011, et encore aujourd’hui[1] ! Dans ce billet, je m’intéresse à la place des femmes au sein même de la profession d’économiste. Combien de jeunes femmes choisissent d’étudier l’économie ? Est-ce qu’elles ont accès aux mêmes possibilités d’avancement que les hommes ?

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5 mars 2018

LES PRÉLÈVEMENTS SUR LA MASSE SALARIALE: AUGMENTATION OU DIMINUTION EN VUE?

Par Luc Godbout Fiscalité

Le ministre des Finances du Québec annonçait le 2 novembre dernier la bonification du Régime de rentes du Québec (RRQ) au cours des prochaines années, bonification similaire à celle du Régime de pensions du Canada (RPC), son équivalent canadien. La bonification offrira un taux de couverture du revenu à la retraite majorée de 25% à 33%, en contrepartie d’un taux de cotisation de 2 points de pourcentage supplémentaires partagée également entre travailleurs et employeurs. Cette hausse de cotisations sera mise en place progressivement à partir de 2019 au rythme de 1/5 de 1% par année pour être pleinement en œuvre en 2023. 

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13 février 2018

LE CANADA DOIT S’INTÉRESSER AU COMMERCE NUMÉRIQUE DE SERVICES AVEC LES ÉTATS-UNIS

Par commerce international

Les services augmentent en importance au sein des PIB nationaux dans le contexte de la nouvelle économie. Il est de plus en plus nécessaire d’échanger divers services entre succursales et maisons mères de firmes multinationales ainsi qu’entre fournisseurs et acheteurs dans le cadre de chaines de valeur ajoutée de plus en plus développées et complexes. Or, selon l’OCDE, les pays imposent de plus en plus d’entraves au commerce des services, notamment en ce qui a trait aux flux transfrontaliers de données et aux services reposant sur le déplacement temporaire de travailleurs. Il s’agit d’un sujet important de la renégociation en cours des termes de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

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19 janvier 2018

L’ÉCONOMIE CANADIENNE EST-ELLE MONDIALISÉE?

Par commerce international

À compter du milieu du dix-neuvième siècle, le Canada est passé graduellement d’une économie coloniale à une économie continentale. Aujourd’hui, des entreprises canadiennes vendent et achètent des biens et des services partout dans le monde. Elles investissent aussi dans un grand nombre de pays, tout comme des entreprises étrangères investissent ici. Les Canadiens voyagent partout sur la planète, et ils accueillent un grand nombre de visiteurs étrangers. L’omniprésence dans certains commerces de produits étiquetés Fabriqué en Chine amène bien des gens à voir là le reflet de la mondialisation. Les succursales de la Société des alcools du Québec offrent en abondance des produits provenant de tous les continents, exception faite, bien sûr, de l’Antarctique. Au-delà de ces exemples, l’économie canadienne est-elle pour autant devenue mondialisée? Que révèlent les indicateurs macro-économiques quant au degré de mondialisation de l’économie canadienne? 

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16 janvier 2018

LES EFFETS D’UNE ABROGATION DE L’ALÉNA SUR L’ÉCONOMIE CANADIENNE

Par commerce international

Le vent de protectionnisme qui souffle plus fort aux États-Unis depuis l’élection de Donald Trump et la remise en question de l’ALÉNA par ce dernier ont donné lieu à des études qui visent à estimer les effets économiques qui découleraient de l’abrogation de cet accord pour l’économie du Canada.

Bien qu’elles demandent de formuler de nombreuses hypothèses, ces études permettent de mieux identifier nos points forts et nos points faibles ainsi que les conséquences éventuelles de la fin de l’ALÉNA pour l’économie canadienne. Elles permettent aussi d’évaluer quelles solutions de rechange le Canada pourrait envisager dans une telle éventualité. À cet égard, trois options se présentent :

a) la mise en application des dispositions prévues par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ;

b) la remise en vigueur de l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis (ALÉ) ; cette option apparaît peu problable ;

c) la négociation d’une entente bilatérale entre le Canada et le Mexique.

Le présent billet examine les principales conclusions de trois de ces études[1].

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